100 films à voir téléchargés le plus récemment en ordre inversement chronologique

Catalogue généré le 16/02/2022 à 03:28:39 avec
Ant Movie Catalog - Total: 100 films.


 
Deux en un (Stuck on You)

1309 
Comédie USA 2003 118 min.
Bobby Farrelly, Peter Farrelly Matt Damon, Greg Kinnear, Meryl Streep, Eva Mendes, Jessica Cauffiel, Jesse Ventura, Jay Leno, Jack Nicholson
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42951.html
Synopsis :

Bob et Walt Tenor sont deux frères siamois. Loin d'être un malheur, cette situation leur vaut un succès inespéré dans leur petite bourgade. Mais Walt rêve de faire du cinéma. Malgré sa réticence, Bob accepte.
Arrivé à Hollywood, Walt décroche son premier rôle mais dans un film porno... La diva Cher les engage dans sa nouvelle série. Alors qu'elle espérait torpiller le show pour se libérer de son contrat, l'émission fait un tabac...
Après trois ans de chat sur internet, Bob va rencontrer sa May qui ignore tout de la situation. Les deux frères sont confrontés à une décision qui changera leur vie à jamais...
Critique :

Avec Deux en un, les Farrelly se convertissent à la social-démocratie de la différence, au régressif sympa, continuant de proposer leurs anomalies à la sphère conventionnelle, mais n'insistant pas devant un refus.
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Bug (Bug)

1308 
Horreur USA 2006 100 min.
William Friedkin Ashley Judd, Harry Connick Jr, Lynn Collins, Michael Shannon, Brían F. O'Byrne, Luca Foggiano
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57476.html
Synopsis :

Agnès vit seule dans un motel désert. Elle est hantée par le souvenir de son enfant, kidnappé plusieurs années auparavant, et redoute la visite de son ex-mari, Jerry, un homme violent récemment sorti de prison. Dans cet univers coupé du monde, Agnès s'attache peu à peu à un vagabond excentrique, Peter. Leur relation tourne au cauchemar lorsqu'ils découvrent de mystérieux insectes capables de s'introduire sous la peau. Ensemble, ils vont devoir découvrir s'il s'agit d'une folie partagée ou d'un secret d'Etat...
Critique :

Inspiré par les fléaux du monde moderne, ce conte angoissant est filmé de main de maître par Friedkin, servi de surcroît par un duo d'acteurs littéralement possédés.
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Invitation (l') (The Invitation)

1306 
Horreur USA 2015 98 min.
Karyn Kusama Michiel Huisman, Logan Marshall-Green, John Carroll Lynch, Tammy Blanchard, Emayatzy Corinealdi, Karl Yune, Mike Doyle, Toby Huss
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=207552.html
Synopsis :

Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme et son nouveau mari. Au cours de la soirée, il s'aperçoit que ses hôtes ont d'inquiétantes intentions envers leurs invités.
Critique :

Une ambiance maîtrisée, un crescendo lent, attendu mais qui n'en demeure pas moins efficace. Une vraie réussite.
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Conjuring : Les dossiers Warren (The Conjuring)

1302 
Horreur USA 2013 110 min.
James Wan Vera Farmiga, Patrick Wilson, Ron Livingston, Lili Taylor, Shanley Caswell, Hayley McFarland, Joey King, Mackenzie Foy
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=203607.html
Synopsis :

Avant Amityville, il y avait Harrisville… Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l'histoire horrible, mais vraie, d'Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière…
Critique :

La peur au cinéma est toujours en de très bonnes mains avec James Wan. Le jeune cinéaste continue de s’amuser à nous effrayer avec une efficacité indéniable et un vrai respect des codes du genre.
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The Thing (The Thing)

1301 
Horreur USA 1982 108 min.
John Carpenter Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley, David Clennon, Keith David, Richard A. Dysart, Charles Hallahan, Richard Masur
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1048.html
Synopsis :

Hiver 1982 au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs composée de 12 hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle veut ; dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.
Critique :

Carpenter s'en donne à cœur joie dès qu'il s'agit de filmer les couloirs souterrains de la station, les paysages glacés, la nuit, le froid, la tension au sein du groupe : à bien des égards, il réalise là son film le plus abouti, le plus maîtrisé
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Sinister (Sinister)

1300 
Horreur UK/USA 2012 110 min.
Scott Derrickson Ethan Hawke, Juliet Rylance, Fred Dalton Thompson, James Ransone, Michael Hall D'Addario, Clare Foley, Rob Riley, Tavis Smiley
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=200962.html
Synopsis :

Ellison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ? Ellison va tenter de répondre à ces questions tandis que le tueur présumé, une entité surnaturelle présente sur les films, menace de plus en plus sa famille.
Critique :

Malgré une histoire qui n'est pas des plus originales, "Sinister" bénéficie d'une ambiance malsaine et malaisante très à propos et réutilise intelligemment les codes du found footage pour notre plus grand plaisir/frousse.
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Echange (l') (Changeling)

1299 
Thriller USA 2008 141 min.
Clint Eastwood Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly, Jeffrey Donovan, Jason Butler Harner, Devon Conti, Eddie Alderson, Gabriel Schwalenstocker, Erica Jones, William Brent (II)
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126884.html
Synopsis :

Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait qu'il n'est pas son fils...
Critique :

Un mélodrame cruel aux accents sociaux dans lequel on mesure la précision de sa mise en scène et la pertinence de sa direction d'acteurs, notamment Angelina Jolie dans un rôle fort.
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Possibilité d'une île (la) (Possibilité d'une île (la))

1298 
Science-fiction France 2007 85 min.
Michel Houellebecq Benoît Magimel, Ramata Koite, Patrick Bauchau, Andrzej Seweryn, Jean-Pierre Malo, Serge Larivière, Jordi Dauder, Arielle Dombasle
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=112459.html
Synopsis :

Fils d'un gourou d'une secte dérisoire, Daniel1 fait des mots croisés en attendant que sa vie prenne un sens. Il traîne. Silencieusement. Indifférent finalement aux transports du monde actuel. A ses loisirs comme à ses peines.
Daniel25 (vingt-quatrième descendant, par reproduction artificielle, de Daniel1) vit silencieusement dans une cellule souterraine, rivé sur les images satellite d'un monde extérieur désert, contaminé, dévasté par des guerres ethniques et religieuses qui ont conduites à des conflits nucléaires, des épidémies incontrôlables, et surtout, des catastrophes climatiques d'une ampleur inédite.
Comment Daniel1 a-t-il rendu possible Daniel25 ?
Peut-être en passant par une île, un territoire isolé sur lequel Daniel1 se posant enfin des questions sur l'avenir du monde, admet l'hypothèse scientifique et biologique d'une possible éternité humaine. Peut-être en étant le premier à accepter de disparaître au profit d'un autre lui-même, un mutant, un "surhomme". Un survivant à tout.
Mais seul, quel est le sens de la survivance ?
Critique :

Au risque de surprendre et de décevoir, je conseillerai aux fans de science-fiction, aux exégètes de Houellebecq et ceux à qui le cinéma français hérisse le poil de se réfugier dans "La possibilité d'une île".
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Matrix Resurrections (IV) (Matrix Resurrections)

1297 
Science-fiction USA 2021 148 min.
Lana Wachowski Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Yahya Abdul-Mateen II, Jonathan Groff (II), Jessica Henwick, Neil Patrick Harris, Jada Pinkett Smith, Priyanka Chopra Jonas
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=254560.html
Synopsis :

Thomas A. Anderson (alias Neo) ne se souvient plus de rien et mène une vie d'apparence normale à San Francisco. Il est le créateur d'une trilogie de jeux vidéo à succès... Matrix. Mais c'est un homme perturbé par d'étranges visions. Il se rend régulièrement chez un psychiatre à qui il raconte ses rêves étranges et qui lui prescrit des pilules bleues. Après la réapparition de visages familiers et en quête de réponses, Neo repart à la recherche du lapin blanc. Il rencontre un certain Morpheus, qui lui offre le choix entre rester dans la Matrice et prendre son envol.
Critique :

Blockbuster cérébral sur le capitalisme numérique porté par une folie formelle et bavarde sans équivalent, fable-labyrinthe de nos temps virtuels… Vingt ans après le premier film, Lana Wachowski fait, sans sa sœur, son auto-analyse dans l’ultime opus de sa saga mythique
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Dune (Dune)

1296 
Science-fiction USA 2021 156 min.
Denis Villeneuve Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Jason Momoa, Stellan Skarsgård, Stephen McKinley Henderson, Josh Brolin, Javier Bardem
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=133392.html
Synopsis :

L'histoire de Paul Atreides, jeune homme aussi doué que brillant, voué à connaître un destin hors du commun qui le dépasse totalement. Car s'il veut préserver l'avenir de sa famille et de son peuple, il devra se rendre sur la planète la plus dangereuse de l'univers – la seule à même de fournir la ressource la plus précieuse au monde, capable de décupler la puissance de l'humanité. Tandis que des forces maléfiques se disputent le contrôle de cette planète, seuls ceux qui parviennent à dominer leur peur pourront survivre…
Critique :

Un même récit épique, un spectacle de toute beauté, des acteurs parfaits, une réalisation magistrale : Dune tient son rang de grande œuvre de science-fiction, rivalisant en puissance et magnificence avec les meilleurs films de science-fiction jamais réalisés. Y compris Star Wars.
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Sans un bruit (A Quiet Place)

1235 
Fantastique USA 2018 90 min.
John Krasinski Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds, Noah Jupe, Cade Woodward, Leon Russom, Doris McCarthy
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=254612.html
Synopsis :

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.
Critique :

Sans chambouler les codes ou véritablement surprendre, "Sans un bruit" se place comme un sympathique petit cauchemar, suffisamment tendu, nerveux et spectaculaire, pour en excuser les faiblesses.
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Nomadland (Nomadland)

1232 
Drame USA 2020 108 min.
Chloé Zhao Frances McDormand, David Strathairn, Gay DeForest, Linda May, Charlene Swankie, Patricia Grier, Angela Reyes, Carl R. Hughes
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=271687.html
Synopsis :

Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.
Critique :

Un film beau et bouleversant, aux frontières du documentaire, à la rencontre des nouveaux nomades qui prennent la route en quête d’un nouvel horizon. Magnifique France McDormand.
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Au bout des doigts (Au bout des doigts)

1224 
Comédie dramatique France 2017 106 min.
Ludovic Bernard Jules Benchetrit, Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas, Karidja Touré, André Marcon, Michel Jonasz, Elsa Lepoivre, Xavier Guelfi
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=259834.html
Synopsis :

La musique est le secret de Mathieu Malinski, un sujet dont il n’ose pas parler dans sa banlieue où il traîne avec ses potes. Alors qu’un des petits cambriolages qu’il fait avec ces derniers le mène aux portes de la prison, Pierre Geitner, directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique l’en sort en échange d’heures d’intérêt général. Mais Pierre a une toute autre idée en tête… Il a décelé en Mathieu un futur très grand pianiste qu’il inscrit au concours national de piano. Mathieu entre dans un nouveau monde dont il ignore les codes, suit les cours de l’intransigeante « Comtesse » et rencontre Anna dont il tombe amoureux. Pour réussir ce concours pour lequel tous jouent leur destin, Mathieu, Pierre et la Comtesse devront apprendre à dépasser leurs préjugés…
Critique :

Une histoire simple et cousue de fil blanc à laquelle la musique classique apporte un supplément d’âme assez bienvenu.
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Amityville, la maison du diable (The Amityville Horror)

1204 
Policier USA 1979 114 min.
Stuart Rosenberg James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger, Don Stroud, Murray Hamilton, John Larch, Natasha Ryan, K.C. Martel
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=43268.html
Synopsis :

Amityville, 13 novembre 1974. Dans une maison bourgeoise, un jeune homme, dans un accès de deémence, massacre ses parents, ses frères et ses soeurs. Quelque temps plus tard, cette maison est mise en vente à un prix défiant toute concurrence. La famille Lutz l'achète sans connaître la tragédie qui s'y est déroulée.
Critique :

Un "classique" du film d'épouvante qui s'inscrit dans la lignée des Exorciste et Shining. Margot Kidder est sublime et la réalisation est impeccable.Alors oui les "effets spéciaux" ont vieilli mais ce film reste la référence dans le genre.
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Human Nature (Human Nature)

1203 
Comédie dramatique France/USA 2001 96 min.
Michel Gondry Tim Robbins, Patricia Arquette, Rhys Ifans, Miranda Otto, Robert Forster, Mary Kay Place, Hilary Duff, Peter Dinklage
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28830.html
Synopsis :

Lila (Patricia Arquette), une naturaliste à la pilosité abondante, et Nathan (Tim Robbins), un scientifique obsédé par les bonnes manières, ont perdu foi en la race humaine. Elle a trouvé le repos en allant vivre dans la jungle et en s'entourant d'animaux. Lui mène des expériences sur des souris en espérant rendre les hommes meilleurs.

Sur leur route, ils font la connaissance de Puff (Rhys Ifans), un homme-singe recueilli dans la jungle, et tentent de l'éduquer. Mais Lila va se battre pour préserver l'âme vierge et innocente de cet individu hors norme.
Critique :

Une construction subtile, une mise en scène à effets intelligents, un humour loufoque, pince-sans-rire, une certaine insolence pour se moquer du conformisme hypocrite et vanter la différence : joyeusement amorale, c'est une bonne surprise, venant d'Hollywood.
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Soyez sympas, rembobinez (Be Kind Rewind)

1202 
Comédie France/USA 2008 94 min.
Michel Gondry Jack Black, Yasiin Bey, Danny Glover, Mia Farrow, Melonie Diaz, Matt Walsh, Marcus Carl Franklin, Arjay Smith
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=110281.html
Synopsis :

Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéoclub, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés parmi lesquels "SOS Fantômes", "Le Roi Lion" et "Robocop".
Critique :

Avec Soyez sympa, rembobinez, comédie complètement déjantée, le cinéaste français bascule de la fantaisie théorique acidulée (...) à un burlesque follement original, alliant outrance et finesse, maîtrise et improvisation, avec une maestria à couper le souffle.
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Ecume des jours (l') (Ecume des jours (l'))

1201 
Comédie dramatique France 2013 90 min.
Michel Gondry Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh, Omar Sy, Aïssa Maïga, Charlotte Le Bon, Sacha Bourdo, Philippe Torreton
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196832.html
Synopsis :

L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.
Critique :

L’univers perpétuellement fantasque du livre peut donner le vertige, notamment dans la première partie. La seconde, plus calme, plus tragique, dans un superbe noir et blanc, est d’une infinie beauté.
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The Green Hornet (The Green Hornet)

1200 
Action USA 2011 117 min.
Michel Gondry Seth Rogen, Cameron Diaz, Jay Chou, Christoph Waltz, Edward Furlong, Edward James Olmos, Tom Wilkinson, David Harbour
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html
Synopsis :

Le directeur du journal Daily Sentinel se transforme la nuit en super-héros connu sous le nom de Frelon Vert. Il est secondé par Kato, l'expert en arts martiaux.
Critique :

Quand le réalisateur d'"Eternal Sunchine of the spotless mind" s'attaque à un super-héros rétro et iconique, le cocktail s'annonce pour le moins surprenant... Et le résultat dépasse en outrance toutes les attentes !
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Habitants (les) (De Noorderlingen)

1197 
Comédie ++ Autres 1992 105 min.
Alex Van Warmerdam Alex Van Warmerdam, Annet Malherbe, Leonard Lucieer, Jack Wouterse, Rudolf Lucieer, Loes Wouterson, Veerle Dobbelaere, Dary Some
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=13036.html
Synopsis :

Une femme qui, sur les conseils d'une statue de Saint-François, se prive de nourriture pour plaire au Seigneur. Un enfant qui, fasciné par la guerre civile au Congo, se déguise en Noir et se fait appeler Lumumba. Un facteur bien indiscret, un garde-chasse myope et stérile, un boucher à l'appétit sexuel débordant qui ne manque pas d'imagination pour capturer ses proies. Voici quelques éléments d'une comédie des plus insolites sur la vie des habitants d'un lotissement perdu, dans le Nord de l'Europe.
Critique :

Il y a de quoi s'émerveiller dans ce récit si farfelu, fourmillant d'idées saugrenues et qui en même temps ne cesse de nous renvoyer à nous-mêmes.
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Public Enemy (Public Enemy)

1187 
Policier Corée du Sud 2002 138 min.
Woo-Suk Kang Kyung-Gu Sol, Sung-jae Lee, Shin-il Kang, Jeong-hak Kim, Ju-Bong Gi, Tae-hwa Seo, Ji-ru Sung, Hae-jin Yu
https://www.senscritique.com/film/Public_Enemy/379610
Synopsis :

Kang est un policier véreux qui raquette et vole les dealers et les suspects. Cho est quant à lui, un homme d'affaires riche et posé, pourtant c'est un dangereux criminel. Lors d'une confrontation entre les 2 hommes, Cho blesse Kang au visage qui ne souhaite dès lors, qu'une chose : se venger.
Critique :

Bad Lieutenant sauce coréenne.

Public Enemy c'est tout simplement mon polar/thriller favori, le film qui m'a fait découvrir le cinéma coréen quand j'étais plus jeune. Gros succès à sa sortie en Corée du sud, ce premier opus d'une trilogie met en scène un flic nommé Kang. Un homme pourri, alcoolique, corrompu mais sans non plus être dénué de grandes valeurs au fond de lui. Sans compter le fait qu'il soit impropre sur lui, vulgaire, violent, imprévisible mais aussi très drôle avec l'excellent jeu d'acteur habituel de Sol...
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A bittersweet life (A bittersweet life)

1186 
Policier 2005 118 min.
Jee-Woon Kim Lee Byung-Hun, Jung-Min Hwang, Yu-mi Jeong, Ku Jin, Kim Hae-gong, Shin Min-a, Kim Young-Cheol, Lee Ki-Young
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60593.html
Synopsis :

Un chef de gang suspecte sa petite amie Hee Su d'avoir une liaison avec un autre homme. Il demande à son bras droit, Sun Woo, de suivre Hee Su et de l'éliminer s'il la surprend en galante compagnie.
Critique :

Si le contenu symbolique de "A Bittersweet Life" reste fidèle au genre auquel il ne cesse de se référer, la forme et la narration demeurent d'une virtuosité rare. En trois plans, on est au coeur du film, la musique intervenant toujours à bon escient.
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Fahrenheit 451 (1966) (Fahrenheit 451 (1966))

1175 
Science-fiction France 1966 112 min.
François Truffaut Oskar Werner, Julie Christie, Cyril Cusack, Anton Diffring, Jeremy Spenser, Bee Duffell, Michael Balfour, Anna Palk
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2166.html
Synopsis :

Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée, la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les gens d'être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission de traquer les gens qui possèdent des livres et de réduire ces objets en cendres. Guy Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, fait la connaissance de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction. Peu à peu, il est à son tour gagné par l'amour des livres.
Critique :

Adaptation du roman de Ray Bradbury, un film SF d’anticipation qui nous plonge dans une société déshumanisée où les livres et les fauteurs de troubles sont bannis. Un Truffaut passionnant même s’il a un peu vieilli avec quelques effets kitchs.
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Colline a des yeux (la) (The Hills Have Eyes)

1151 
Horreur USA 1977 89 min.
Wes Craven Susan Lanier, Robert Houston, Martin Speer, Dee Wallace, Russ Grieve, John Steadman, James Whitworth, Michael Berryman
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8145.html
Synopsis :

En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.
Critique :

« La colline a des yeux » n’est certes pas un spectacle à conseiller à tous publics, mais je défie absolument quiconque s’y aventurera de décrocher une seconde.

Le film s'inspire de l'histoire controversée de Sawney Bean et de sa famille (une femme, huit fils, six filles et d'innombrables petits-enfants), un clan sauvage qui errait, selon le Newgate Calendar, dans la région montagneuse de l'est de l'Écosse, près d'Édimbourg, au début des années 1600. Ils auraient finalement été capturés sur ordre du roi Jacques Ier d'Angleterre, tenus pour fous et exécutés sans procès.
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Prof pas comme les autres 3 (un) (Fack ju Göhte 3)

1150 
Comédie ++ Autres 2017 120 min.
Bora Dagtekin Elyas M'Barek, Jella Haase, Sandra Hüller, Katja Riemann, Max von der Groeben, Gizem Emre, Aram Arami, Lena Klenke
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=248091.html
Synopsis :

Depuis sa sortie de prison, Zeki Müller, un ancien braqueur devenu professeur par un étrange concours de circonstances, travaille au lycée Goethe, dirigé par l'excentrique proviseur Gudrun Gerster. Cette année, il est bien décidé à faire passer le bac à tous ses élèves. Mais la tâche s'annonce particulièrement ardue pour cet enseignant pas comme les autres. D'autant que ses méthodes peu conventionnelles ne sont pas du goût de sa nouvelle collègue Biggi Enzberger et que certains de ses élèves semblent plus intéressés par leur vie amoureuse que les cours.
Critique :

Le troisième volet d'une série de comédies potaches ayant rencontré un beau succès en Allemagne. Divertissant, mais le concept commence à s'essouffler.
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Prof pas comme les autres 2 (un) (Fack ju Göhte 2)

1149 
Comédie ++ Autres 2015 115 min.
Bora Dagtekin Elyas M'Barek, Karoline Herfurth, Katja Riemann, Jana Pallaske, Volker Bruch, Alwara Höfels, Jella Haase, Lena Klenke
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226145.html
Synopsis :

Zeki Müller (Elyas M'barek) est toujours prof au Lycée Goethe et toujours amoureux d'Elisabeth "lisi" Shnabelstedt (Karoline Herfurth). Gudrun, la proviseur, (Katja Riemann) est en concurrence avec Erika, la proviseur du lycée Shiller. Toutes deux veulent gagner la campagne de "Lehrer Werden" traduit littéralement par "Devenir Enseignant" qui ferait un gros coup de pub pour le lycée gagnant. Pour honorer son image, Schiller envoie des dons pour des petits Thaïlandais et soutient une école partenaire. Un jour Zeki apprend la mort d'un de ses complices lors du casse qu'il a fait 14 mois plus tôt. Le défunt avait laissé une lettre pour Zeki :

"Au cas où je ne sortirais pas vivant d'ici sache que le butin est dans ton réservoir."

Zeki prend donc le butin, mais il doit attendre que les 3ème B passent leur BAC et après il pourra avoir son bar qu'il veut s’offrir. En attendant il décide de cacher les diamants dans la mascotte du lycée qui comporte une fermeture à l'arrière. Lisi va alors prendre toutes les peluches pour les mettre dans le conteneur en direction de la Thaïlande. Zeki va donc vouloir organiser un voyage en Thaïlande pour récupérer son magot.
Critique :

«Un prof pas comme les autres» ayant connu le succès en Allemagne, pas étonnant donc que les producteurs et l'équipe aient rapidement mis une suite en chantier. Zeki Müller, le truand devenu professeur, est donc de retour, dans une comédie du même niveau que le premier opus. Quelques gags font en effet mouche, mais le tout n'est guère marquant.
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Brooklyn Boogie (Blue in the Face)

1127 
Comédie USA 1995 85 min.
Wayne Wang Harvey Keitel (VF : Bernard-Pierre Donnadieu) : Auggie Wren
Victor Argo (VF : Michel Fortin) : Vinnie
Giancarlo Esposito (VF : Greg Germain) : Tommy Finelli
Lou Reed (VF : Michel Papineschi) : L'homme aux étranges lunettes
Mel Gorham : Violet
Jim Jarmusch : Bob
Roseanne Barr (VF : Monique Thierry) : Dot
Jared Harris : Jimmy Rose
Malik Yoba (VF : Emmanuel Jacomy) : Le vendeur de montres
Stephen Gevedon : Dennis
José Zúñiga : Jerry
Michael J. Fox (VF : Vincent Violette) : Pete Maloney
Peggy Gormley : Sue
Lily Tomlin : La mangeuse de gaufres
Madonna (VF : Marie-Christine Darah) : Le télégramme chantant
Mira Sorvino (VF : Rafaele Moutier) : La jeune femme volée
Keith David : Jackie Robinson
RuPaul : Le danseur dans la rue
Sharif Rashed : Le gamin voleur de sac
https://fr.wikipedia.org/wiki/Brooklyn_Boogie
Synopsis :

Se situant dans la continuité immédiate de Smoke, Brooklyn Boogie n'en constitue pas véritablement la suite. Ce film se présente comme un défilé de personnages hauts en couleurs (et parfois très connus), à l'intérieur du débit de tabac tenu par Auggie Wren (voir Smoke). Tourné en quelques jours, il est cependant le résultat de plusieurs mois de montage, et reflète l'affection particulière de l'écrivain américain Paul Auster pour le quartier de Brooklyn et ses habitants.
Critique :

Entre fiction et documentaire, Brooklyn Boogie est un hommage au plus grand quartier de New York. C'est aussi un film très drôle, grâce aux personnages loufoques qui vont et viennent dans le bureau de tabac d'Auggie, toujours brillamment interprété par Harvey Keitel. C'est un pur chef d'oeuvre, qui rend de bonne humeur et qu'il faut regarder détendu, en se passant de réflexion...
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L'Eté de Kikujiro (Kikujirô no natsu)

1121 
Comédie dramatique Japon 1999 121 min.
Takeshi Kitano Takeshi Kitano, Yusuke Sekiguchi, Rakkyo Ide, Akaji Maro, Kayoko Kishimoto, Kazuko Yoshiyuki, Beat Kiyoshi, Great Gidayu
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27667.html
Synopsis :

Masao s'ennuie. Les vacances scolaires sont là. Ses amis sont partis. Il habite Tokyo avec sa grand-mère dont le travail occupe les journées. Grâce à une amie de la vieille femme, Masao rencontre Kikujiro, un yakusa vieillissant, qui décide de l’accompagner à la recherche de sa mère qu'il ne connait pas. C’est le début d’un été pas comme les autres pour Masao…
Critique :

Virtuose du bricolage comique et de l'improvisation sans filet, Kitano nous offre (...) un très joyeux spectacle avec ce qu'il faut de couacs et de rosserie.
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Printemps, été, automne, hiver... et printemps (Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom)

1120 
Comédie dramatique Corée du Sud 2003 103 min.
Kim Ki-duk Kim Ki-duk, Young-Min Kim, Yeong-Su Oh, Jae-kyeong Seo, Seo Jae-Kyung, Yeo-jin Ha, Dae-Han Ji, Ji-a Park
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53773.html
Synopsis :

Un maître zen et son disciple vivent au coeur d'un temple bouddhiste en bois : au fil des saisons, leurs sentiments évoluent...
Critique :

Kim redonne (...) ses lettres de noblesse à l'art du repérage. le premier gage de réussite de ce chef-d'oeuvre fut d'avoir trouvé ce paysage édénique de lacs et de collines et d'avoir pris le temps d'en explorer tous les recoins, toutes les richesses, pendant quatre saisons entières (...). La beauté de ces paysages vous éblouira, mais n'oubliez pas de tendre également l'oreille, le pinceau de Kim est aussi sonore.
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Irréversible (Irréversible)

1119 
Thriller France 2002 99 min.
Gaspar Noé Monica Bellucci, Vincent Cassel, Albert Dupontel, Philippe Nahon, Mick Gondouin, Jo Prestia, Eric Moreau, Foulaux
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=41769.html
Synopsis :

Une jeune femme, Alex, se fait violer par un inconnu dans un tunnel. Son compagnon Marcus et son ex-petit ami Pierre décident de faire justice eux-mêmes.
Critique :

Qu'on le prenne pour un pervers ou un manipulateur, Noé n'en est pas moins un virtuose. Il utilise l'art du mensonge non pas pour atténuer ou faire oublier le réel mais pour l'amplifier. En sortant de la salle, la réalité est un soulagement.
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It Follows (It Follows)

1112 
Horreur USA 2014 100 min.
David Robert Mitchell Maika Monroe, Keir Gilchrist, Daniel Zovatto, Jake Weary, Linda Boston, Olivia Luccardi, Lili Sepe, Ruby Harris
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228463.html
Synopsis :

Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d'étranges visions et  l'inextricable impression que quelqu'un, ou quelque chose, la suit. Abasourdis, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire à la menace qui semble les rattraper...
Critique :

« It Follows » : à Detroit, l’horreur se répand sans préservatif.
Grand Prix du Festival du film fantastique de Gerardmer, « It Follows », de David Robert Mitchell, séduit par sa beauté plastique.

Petit matin blafard dans une banlieue pavillonnaire américaine. Une jeune fille sort de chez elle échevelée, visiblement paniquée, pieds nus dans un déshabillé de soie. Elle court en zigzags erratiques, regardant derrière elle ; un voisin lui propose de l’aide, elle l’ignore, grimpe dans sa voiture, démarre en trombe. On la retrouve sur une plage au crépuscule, accroupie, livide, appelant son père au téléphone pour lui dire qu’elle l’aime, s’excuse d’avoir été si souvent pénible. Elle va mourir, elle le sait, elle est terrorisée.

Qu’est-ce qui la suivait ? Qu’est-ce qui l’a tuée ? Mystère. Le « It », de It Follows, n’est jamais visible que par celui qui est traqué. Existe-t-il ? Est-il un fantasme ? Cette séquence d’ouverture plonge d’emblée le spectateur dans une atmosphère de terreur blanche, d’autant plus anxiogène que la menace n’est pas montrée – elle finira par se dévoiler un peu, mais sans jamais cesser d’être floue, s’incarnant à chacune de ses apparitions dans un corps différent, plus ou moins délabré, reconnaissable à une déambulation lente et mécanique, proche de celle d’un zombie.
Premier film d’horreur

Auteur de The Myth of the American Sleepover, teen movie remarqué dans les festivals de cinéma indépendant américains (sorti en France en DVD chez Metro après avoir été montré à la Semaine de la critique, au Festival de Cannes en 2010), David Robert Mitchell se frotte au cinéma d’horreur pour la première fois, adoptant pour ce faire une approche d’esthète, doublée d’une perspective politique.

Très loin de la tendance sensationnaliste, hyperviolente et gore, qui caractérise le genre aujourd’hui, It Follows s’inscrit plutôt dans une tradition de la suggestion, héritière de Jacques Tourneur.

Le film, c’est la première chose qui frappe, est d’une grande beauté. Ses partis pris –sophistication plastique des cadres, qui font parfois penser à ceux de M. Night Shyamalan, où les adolescents apparaissent isolés, dans de grands décors déserts, légère phosphorescence des couleurs qui rappelle le travail photographique de Gregory Crewdson, importance de l’élément liquide, paysages sonores raffinés… – exaltent l’inquiétante étrangeté qui en fait le charme.
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Her (Her)

1073 
Drame USA 2013 126 min.
Spike Jonze Joaquin Phoenix, Amy Adams, Rooney Mara, Olivia Wilde, Chris Pratt, Matt Letscher, Portia Doubleday, Sam Jaeger, Scarlett Johansson, Brian Cox, Soko, Spike Jonze, Bill Hader, Kristen Wiig
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=206799.html
Synopsis :

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…
Critique :

"Her" est merveilleuse dystopie qui capte quelque chose de très contemporain - ce qui le rend extrêmement chaleureux à une époque de bouleversements et d'incertitudes-. La cruauté de cette fable douce et somnambulique aux allures de grand sommeil, c'est que la flamme est éteinte.
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An Elephant Sitting Still (Da xiang xi di er zuo)

1072 
Drame Chine/Hong-Kong 2018 234 min.
Yuchang Peng, Yu Zhang, Uvin Wang, Congxi Li, Xiaolong Zhang, Xiang Rong Dong, Jing Jing Guo, Miaomiao He
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262443.html
Synopsis :

Au nord de la Chine, une vaste ville post-industrielle et pourtant vide, plongée dans un brouillard perpétuel qui semble piéger ses habitants. Un matin, une simple altercation entre deux adolescents dans un lycée dégénère et va souder les destins de quatre individus brisés par l’égoïsme familial et la violence sociale. Une obsession commune les unit : fuir vers la ville de Manzhouli. On raconte que, là-bas, un éléphant de cirque reste assis toute la journée, immobile…
Critique :

Premier et dernier long-métrage d’un jeune cinéaste chinois suicidé à l’issue du tournage de ce film-monstre d’une puissance incroyable.

Cet « Elephant » arrive précédé d’une aura particulière qui ne saurait masquer l’essentiel : le film est une merveille tant expressive, dramatique que poétique. Hu Bo, son jeune auteur de 29 ans, s’est suicidé peu après le montage de son premier - et donc - ultime film. Un film-fleuve de près de 4 heures adoubé par de prestigieux parrains : Béla Tarr et Gus van Sant dont l’imprimatur ne surprend pas au vu de ce récit en forme d’errance où chaque plan séquence tente de rendre compte de la tragédie d’un monde au ralenti. Nous sommes dans une ville post-industrielle du Nord de la Chine (non nommée) où tout est gris à l’image de cet animal de foire : un éléphant impassible et assis, que plusieurs protagonistes veulent aller voir de près histoire de se refaire une santé morale ou tout simplement guidés par une curiosité qui apporterait un peu de couleur à un quotidien sinistré. Mais cet éléphant –attention spoiler– nous ne le verrons jamais, tout au plus son barrissement viendra hanter les ultimes secondes de cet opus, nous laissant à jamais avec -c’est le paradoxe du cinéma- sa forte présence à l’esprit.

POÈTE DES AMES
Mais avant d’en arriver là, il aura fallu éprouver un récit choral, s’en immerger totalement pour en sortir comme purifié de toute la violence d’un monde où les rapports de force entre les individus entraînent inexorablement les êtres vers la nuit. Là un adolescent en pousse un autre et le tue accidentellement devenant une bête traquée, ici une jeune femme flirte avec son proviseur pour s’émanciper de l’emprise d’une mère violente, il y aussi un vieil homme promis à l’hospice par ses propres enfants las d’être encombré du patriarche ou encore une petite frappe qui tente de se remettre de la mort de son meilleur ami dont il est en partie responsable… La caméra les suit avec une égale empathie, accompagne chacun de leurs gestes, et n’hésite à laisser le hors champ infuser le périmètre toujours mouvant de ces trajectoires. La purification évoquée vient de ce que le cinéaste ne cherche pas ici un naturalisme forcé, ni à rendre compte d’une réalité spécifique mais regarde chaque être comme s’il était le dépositaire de l’humanité tout entière. Hu Bo est en cela un poète des âmes. Il traque le détail invisible au commun des mortels qui viendra augmenter notre compréhension du réel : un mur blanc, des allumettes accrochées au plafond, des silhouettes dans une maison de retraite prisonnières de leur condition, un regard inquiet, un geste furtif… Et au-dessus de tout, il y a bien-sûr cet éléphant totémique et sa sagesse qui contamine tout le film.

RÉSISTER AU TEMPS
On ne s’étonnera pas que le suicide se retrouve aux deux extrémités du film, s’assumant comme une alternative au chaos. Si des hommes ou des femmes choisissent le grand saut, d’autres restent débout et continuent d’avancer dans un bouillard qui pourrait bien finir par se dissiper. C’est en tout cas ce que suggère la puissance du pachyderme en bout de course dont le cri sonne comme un rappel à l’ordre. Car si Hu Bo a décidé d’en finir dans la vraie vie, son film résiste au temps et promet une certaine éternité à celui ou celle qui osera s’y aventurer. Le premier choc de 2019.

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J'ai perdu mon corps (J'ai perdu mon corps)

1069 
Animation France 2019 81 min.
Jérémy Clapin Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d'Assumçao, Bellamine Abdelmalek
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=227493.html
Synopsis :

A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire...
Critique :

Au défi de signer un film d’animation pour les grands en guise de premier long-métrage, Jérémy Clapin ajoute celui d’en faire un puzzle sensoriel. S’y entremêlent deux parcours. Celui de Naoufel, un livreur de pizzas, issu de l’immigration marocaine, dont la sensibilité et l’attention au monde ont été aiguisées par une vie parsemée de drames (mort prématurée de ses parents, accident du travail). Et celui d’une main baladeuse qui s’échappe d’un laboratoire de dissection et survit aux agressions urbaines (pigeons, rats, trafic automobile) pour retrouver son propriétaire. Lequel n’est autre que Naoufel.

Cette adaptation du roman « Happy Hand » de Guillaume Laurant est un pur triomphe de cinéma. Portrait tendre et lucide d’un rêveur amoureux traversé par une poésie de série B horrifique, il n’a pas volé ses prix à Annecy et à la Semaine de la Critique.

Nicolas Schaller
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Thirst, ceci est mon sang (Bakjwi)

1068 
Horreur Corée du Sud 2009 133 min.
Park Chan-Wook Kang-Ho Song, Ok-Bin Kim, In-hwan Park, Shin Ha-Kyun, Park In-hwan, Oh Dal-soo, Song Young-Chang, Mercedes Cabral
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135413.html
Synopsis :

Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...
Critique :

"Thirst, ceci est mon sang" : vampire et clergyman

Prix du Jury à Cannes, "Thirst, ceci est mon sang" a aussi suscité de fortes critiques : mauvais goût, boursouflure, n'importe quoi... En partie justifiées, ces critiques ne rendent pas justice à la vitalité de ce film un peu gore et dont les outrances relèvent presque de l'art de la performance.

Park Chan-wook, réalisateur coréen de films de genre trash (Old Boy et Lady Vengeance) s'attaque à Thérèse Raquin. Ce seul fait mérite attention.

Récompensé à Cannes par le Prix du Jury, Thirst, ceci est mon sang a aussi suscité, chez une bonne partie de la critique, des réactions du même ordre que celles provoquées lors de sa sortie par le roman de Zola : mauvais goût, boursouflure, grand n'importe quoi...

En partie justifiées, elles ne rendaient pas justice toutefois à la vitalité de ce film qui semble avoir pour principal programme de surenchérir continuellement sur son propre délire, et dont les outrances à ce titre relèveraient presque de l'art de la performance.

L'histoire, à coucher dehors, est celle d'un prêtre qui, après avoir sacrifié sa vie pour permettre de vaincre un virus abominable ressuscite sous la forme d'un vampire. Il tombe amoureux d'une jeune souillon, qu'il veut d'abord protéger de ses pulsions, jusqu'à ce que celle-ci l'implore de la transformer elle aussi en buveuse de sang.

Dans un bouillonnement visuel certes indigeste, mais ahurissant, le film explose ensuite autour d'un programme aussi doloriste que ludique où auto-flagellation, sexe sanguinolent et violences physiques en tout genre se bousculent dans des décors au graphisme pop.

La tension entre le gore et l'humour, l'énergie déjantée qui s'en dégage, donnent au film un certain cachet.
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Sorry We Missed You (Sorry We Missed You)

1061 
Drame UK 2019 100 min.
Ken Loach Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Rhys Stone, Katie Proctor, Ross Brewster, Charlie Richmond, Julian Ions, Sheila Dunkerley
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sorry_We_Missed_You
Synopsis :

Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais ! Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde moderne auront des répercussions majeures sur toute la famille…
Critique :

Pour Yannick Vely de Paris Match, « C'est excellemment bien joué, toujours juste dans les scènes familiales et il faut avoir un coeur de pierre (ou peut-être de critique) pour résister à la montée lacrymale. Mais le film est «Kenloachien» en diable et épouse la trajectoire doloriste habituelle, avec un méchant patron qui presse ses faux employés comme des citrons et une suite de péripéties malheureuses annoncées dans le scénario. »1.

Pour Sophie Benamon de Première, « Petit cousin de Moi, Daniel Blake, situé dans la même ville, ce film est un concentré de ce que Ken Loach fait de mieux : s'approcher au plus près des tragédies individuelles noyées dans le rouleau compresseur de la société d'aujourd’hui. Les comédiens sont parfaits de justesse. »2.

Pour Jean-Claude Raspiengeas de La Croix, « Encore une fois, Paul Laverty et Ken Loach vont à l'os. Situations ordinaires et percutantes, dialogues directs, suspense de la vie quotidienne tendu jusqu'au point de rupture, casting impeccable, et même scènes humoristiques en contrepoint de leur dramaturgie réaliste qui se resserre comme un nœud coulant. »3.
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Odyssée de Pi (l') (Life of Pi)

1058 
Aventure USA 2012 125 min.
Ang Lee Suraj Sharma, Irrfan Khan, Adil Hussain, Tabu, Rafe Spall, Gérard Depardieu, Ayush Tandon, Gautam Belur
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54343.html
Synopsis :

Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d'un canot de sauvetage. Seul, ou presque... Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. L’instinct de survie des deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un courage insoupçonné pour survivre à cette aventure incroyable.
Critique :

Le réalisateur Ang Lee réussit un tour de force numérique en adaptant le roman de Yann Martel.

Au début de ce film enchanteur et incomplet, on voit un zoo, en relief - puisque le film tout entier se voit avec des lunettes. Les plans de flamants roses qui se détachent parfaitement sur la mare, de phacochères (ou de babiroussa) dont les verrues jaillissent, ramènent aux émerveillements primitifs.

Ces vues stéréoscopiques sont artificielles et ravissantes. On se retrouve dans la peau d'un spectateur du XVIIIe siècle qui découvre la lanterne magique ou dans celle d'un bambin à qui l'on a donné une visionneuse à diapositives.

Ang Lee, cinéaste complexe jusqu'à l'incohérence, aime, entre deux études sur la noirceur de l'âme humaine, retrouver ce regard d'enfant. C'était le cas dans Tigre et dragon (2000) qui relevait autant du conte de fées que du film de sabre.

En adaptant le roman de Yann Martel, L'Histoire de Pi (Folio, 2005, rééd. 2012), il a trouvé un matériau à bien des points de vue idéal. L'histoire de Piscine Patel (Suraj Sharma), né à Pondichéry, ainsi nommé parce qu'un oncle avait effleuré le paradis en nageant dans la piscine Molitor à Paris, n'est pas faite pour être prise au pied de la lettre.

Martel a imaginé qu'elle est recueillie au Canada, par un écrivain en mal d'inspiration. Un universitaire du nom de Pi Patel lui raconte comment il a survécu au naufrage qui a emporté sa famille et les animaux du zoo que celle-ci gérait à Pondichéry.

Quittant l'Inde pour le Canada, les Patel avaient emmené avec eux les créatures qui les avaient fait vivre, jusque-là dans l'idée de les vendre en Amérique. Mais les courants et les vents firent que Pi se retrouva seul sur un canot de sauvetage avec une hyène, un zèbre et un tigre nommé Richard Parker.

La véracité de cette odyssée n'est qu'une question subsidiaire. Le livre en fait un enjeu philosophique que le scénario de David Magee tente de transposer à l'écran : Pi et Richard Parker incarnent la dualité du monde vivant, l'esprit qui lui donne forme et la chair et l'énergie qui l'animent.

A la partition New Age de Mychael Danna répond une espèce de bande intellectuelle qui accompagne les péripéties fantastiques : l'humain ne peut exister contre la nature, nous sommes une partie inséparable d'un grand tout (leçon récemment dispensée, sous une autre forme, dans Les Bêtes du Sud sauvage, de Benh Zeitlin).

Cette version considérablement allégée de quelques philosophies et religions orientales est administrée avec une maladresse qui contraste avec la magnificence très légèrement kitsch des êtres et des éléments agitant l'écran.

L'Odyssée de Pi est un film merveilleux. Parce qu'il montre des merveilles qu'on n'aurait jamais crues à portée de regard : un tigre qui nage au milieu de l'océan Pacifique, filmé depuis le fond de l'eau ; une baleine qui brise l'eau phosphorescente pour illuminer un garçon et un grand félin ; une île flottante de palétuviers peuplée de suricates qui dérive sur la mer...

Ang Lee manie les outils numériques (images générées par ordinateur, relief, etc.) avec la virtuosité légèrement exhibitionniste d'un magicien de cirque.

Que l'on attende les péripéties parce qu'on a lu le livre (la réponse à la question "mais comment va-t-il faire pour... ?" est ainsi toujours époustouflante) ou que l'on aille de surprise en surprise, L'Odyssée de Pi est une flânerie exquise, d'autant que le rythme du récit est ample, jamais forcé.

On sympathisera avec le guide, le jeune acteur Suraj Sharma, parfait dans le registre de l'étonnement, au point de ne pas remarquer la gaucherie des séquences qui mettent aux prises le personnage de l'écrivain et Pi Patel adulte (incarné par Irrfan Khan) ou les explications superfétatoires de la voix off décryptant les symboles qui se déploient sur l'immensité de l'océan numérique.

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Folle journée de Ferris Buelle (la) (Ferris Bueller's Day Off)

1057 
Comédie dramatique USA 1986 102 min.
John Hughes Matthew Broderick, Alan Ruck, Mia Sara, Jeffrey Jones, Jennifer Grey, Cindy Pickett, Lyman Ward, Edie McClurg
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46543.html
Synopsis :

Un cancre invétéré, Ferris Bueller, convainc sa petite amie et son meilleur ami hypocondriaque (dont le père a une Ferrari) de sécher les cours pour aller passer la journée à Chicago. Pendant qu'ils font les 400 coups dans la grande ville, le proviseur et la soeur de Ferris tente, chacun de leurs côtés, de prouver aux parents que leur fils est un cancre et qu'il a séché.
Critique :

Prototype (trop) souvent copié mais jamais égalé du teen-movie à l’américaine, Ferris Bueller’day off a su marquer toute une génération et imposer par la même les stéréotypes de telles comédies. Avec son discours désinvolte et son interaction avec la caméra, le personnage est d’autant plus attachant que le film est, comme savait si bien le faire John Hughes, parfaitement ancré dans l’esprit des années 80, jouant sur l’image et le rythme. Matthew Broderick, même s’il a depuis été relégué au rang d’acteur de seconde zone pour nanars, était pourtant irrésistible dans ce rôle mythique de cancre plein de bonnes idées pour manipuler tout le monde, aussi bien ses parents que le serveur du restaurant. Parmi ses victimes, le proviseur retors qu’incarne Jeffrey Jones est lui-aussi particulièrement hilarant. Le scénario, aussi astucieux que son héros, et la mise en scène survoltée et tout aussi ingénieuse permettent à cette comédie de référence de cumuler des situations surprenantes, comme le caméo de Charlie Sheen, et même des extraits cultes comme le fameux "twist and shout" collectif.
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Délices de Tokyo (les) (An)

1051 
Comédie dramatique Japon 2015 113 min.
Naomi Kawase Kiki Kirin, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida, Miyoko Asada, Etsuko Ichihara, Miki Mizuno, Taiga, Wakato Kanematsu
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=235589.html
Synopsis :

Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ».Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable...
Critique :

Ou comment Naomi Kawase, en partant d’une situation un peu idyllique, sous-tendue par la beauté du décor ambiant (cerisiers en fleur), instille le trouble, et élabore une fable émouvante sur la tolérance et l’amitié. Et ce, sans oublier la dimension épicurienne de l’histoire.

Mamie gâteau. Portrait d’un trio marginal – un cuisinier, une adolescente et une vieille dame – qui fabrique et vend des dorayakis (minipancakes à la pâte de haricots sucrée). Grâce à la recette de la vieille dame un peu fantaisiste, leur petit salon de thé devient un endroit couru. Mais tout s’effondre lorsqu’on découvre que la cuisinière douée est une ancienne lépreuse. Ou comment Naomi Kawase, en partant d’une situation un peu idyllique, sous-tendue par la beauté du décor ambiant (cerisiers en fleur), instille le trouble, et élabore une fable émouvante sur la tolérance et l’amitié. Et ce, sans oublier la dimension épicurienne de l’histoire.
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Renaissance (Warm Bodies)

1047 
Horreur USA 2013 97 min.
Jonathan Levine Nicholas Hoult, Teresa Palmer, Analeigh Tipton, Rob Corddry, Dave Franco, John Malkovich, Cory Hardrict, Daniel Rindress-Kay
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190969.html
Synopsis :

Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair. R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie… Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…Warm Bodies Renaissance porte un regard aussi réjouissant qu’étonnant sur l’amour, la fin du monde et les zombies… De quoi nous rappeler ce que c’est d’être humain !
Critique :

Cette adaptation d'un roman d'Isaac Marion s'avère tout à fait plaisante, au point d'ailleurs de s'imposer comme l'une des plus agréables romcom de ces cinq dernières années. On pourra reprocher à l'intrigue de s'avérer un brin légère, (...) mais ce qu'il perd en force brute, "Warm Bodies" le gagne en émotion grâce à un duo de tourtereaux irrésistibles.
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Glass (Glass)

1037 
Thriller USA 2019 129 min.
M. Night Shyamalan James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Sarah Paulson, Anya Taylor-Joy, Spencer Treat Clark, Charlayne Woodard, Luke Kirby
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=253849.html
Synopsis :

Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn - l’homme incassable - poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…
Critique :

«Glass», inclassable
Par Camille Nevers — 15 janvier 2019 à 19:56
Après «Split», M. Night Shyamalan parachève une trilogie aux allures de série B entamée il y a vingt ans avec «Incassable». Entre anti-film de super-héros et fable brute, une vision désenchantée où les protagonistes végètent dans le dédale d’un asile psychiatrique.

Le twist, c’est toujours la loi qui ment. Dès lors qu’il faut faire mentir : dénoncer, désobéir, lutter, transgresser. Ce qui est twisted, tordu, il reste à le retordre, en prenant le mensonge à son propre jeu. Le twist est cette histoire de révolte qui couve, de révolution qui gronde, sur fond de question de la révélation, du dessillement du héros, donc du ménagement ou non de sa croyance. Glass raconte ça, encore, dans cette patiente et reconduite partie de construction-déconstruction-reconstruction qu’est le cinéma de M. Night Shyamalan.
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Stalker (Stalker)

1026 
Science-fiction ++ Autres 1979 163 min.
Andreï Tarkovski Alexandre Kaidanovski (Stalker), Nikolai Grinko (Le scientifique), Alisa Freindlich (Zhena Stalkera), Faime Jurno, E. Kostin (Lyuger, khozyain kafe)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=702.html
Synopsis :

Dans un pays et une époque indéterminés, il existe une zone interdite, fermée et gardée militairement. On dit qu'elle abrite une chambre exauçant les désirs secrets des hommes et qu’elle est née de la chute d'une météorite, il y a bien longtemps. Les autorités ont aussitôt isolé le lieu, mais certains, au péril de leur vie, bravent l’interdiction. Leurs guides se nomment les «stalker», êtres déclassés, rejetés, qui seuls connaissent les pièges de la zone, en perpétuelle mutation…
Critique :

Tarkovski gagne haut la main. L'intelligence et la complexité de son propos (…), la puissance d'une mise en scène dont une bande son remarquablement travaillée accentue le caractère envoûtant, font du Stalker un monument. Le Monde, 15 mai 80
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Solaris (Solaris)

1025 
Science-fiction ++ Autres 1972 165 min.
Andreï Tarkovski Natalya Bondarchuk (Khari), Donatas Banionis (Kris Kelvin), Jüri Järvet (Dr. Snaut), Anatoli Solonitsyne (Dr. Sartorius), Nikolai Grinko (Le père de Kelvin), Olga Barnet (La mère de Kelvin), Tamara Ogorodnikova (Tante Anna), Georgi Tejkh (Professeur Messenger)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1414.html
Synopsis :

La planète Solaris, recouverte d'un océan, a longtemps intrigué les chercheurs qui y ont installé une station. Faute de résultats concluants, le docteur Kris Kelvin, un homme bouleversé par le suicide de sa femme, y est envoyé afin de définir s'il faut fermer la station ou non. Sur place, il découvre l'équipe du laboratoire spatial pris par une folie à laquelle il risque de succomber lui-même.
Critique :

Souvent considéré comme l'une des plus importantes œuvres de science-fiction avec "2001 : l'odyssée de l'espace" de Kubrick (bien que les deux films soient différents), cette adaptation du livre de Stanislas Lem, "Solaris"par Andreï Tarkovski nous fait suivre un savant envoyé sur une énigmatique planète "Solaris" dont les expéditions passés ont mal tournées. Divisé en deux parties et commençant sur terre, démarre plutôt lentement, mais c'est d'ailleurs ce rythme lent (sans longueur inutile) qui permet de créer une fascination qui s'intensifie plus le récit avance. Peu à peu Tarkovski instaure un climat mystérieux, de plus en plus obsédant et troublant, notamment et surtout dans la deuxième partie où il joue avec les images, les rêves et la frontière du vrai et du faux. Il braque sa caméra sur le personnage de Kris Kelvin, à l'image du film très bien écrit, explorant ses doutes, sa mémoire ou encore son subconscient, montrant son évolution morale et psychologique. Il le rend attachant et à travers lui donne une dimension mélancolique avec un passé qui ne le quitte jamais, qui l'obsède et qui inconsciemment influe sur ses décisions et ses pensées. Il cherchera notamment à retrouver et réapprendre l'amour qui l'avait quitter et de la même manière, réapprendre la souffrance. Si le film est aussi fascinant et de plus en plus captivant, c'est aussi grâce à la superbe mise en scène, les décors et reconstitution assez froid ou encore cette musique obsédante, d'ailleurs, la maitrise de tous ses élément de la part de Tarkovski permet de nous offrir de magnifiques scènes. Donatas Banionis nous livre une intense composition, rajoutant une dimension émotionnelle à son personnage et le rendant attachant, notamment dans les scènes avec sa femme, interprété avec brio par Natalya Bondarchuk. Tarkovski nous livre une superbe œuvre de science-fiction qui, tout en nous donnant à réfléchir à l'image de cette ultime séquence sur différent thèmes aussi varié que la psychologie humaine, l'amour, la nature ou encore l'humanité, s'avère aussi fascinante que captivante.
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Mr. Ove (En Man Som Heter Ove)

1017 
Comédie dramatique ++ Autres 2015 116 min.
Hannes Holm Rolf Lassgård, Bahar Pars, Ida Engvoll, Filip Berg, Stefan Gödicke, Chatarina Larsson, Börje Lundberg, Tobias Almborg
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=232806.html
Synopsis :

Depuis le décès de sa femme et son licenciement, Ove se sent vieux et terriblement inutile. À longueur de journée, il erre dans sa maison comme une âme en peine. Pour s’occuper, il multiplie les rondes de sécurité dans sa copropriété et harcèle ses voisins pour le moindre manquement au règlement intérieur… À 59 ans, grincheux et dépressif, Ove n’attend plus qu’une seule chose de la vie : la mort ! Il décide donc d’en finir… mais ses tentatives de suicide échouent lamentablement. La situation se corse lorsque de nouveaux voisins emménagent, affreusement sympathiques : Parvaneh, une jeune Iranienne, son mari et leurs charmants enfants. Sans cesse importuné, Ove n’a plus un instant à lui pour se pendre tranquillement. Pire : à force de nouvelles rencontres et d’amitiés improbables, il se pourrait bien qu’Ove reprenne goût à la vie…
Critique :



Dans le rôle, Rolf Lassgård, qui a incarné neuf fois à la télé le bourru inspecteur Wallander de Mankell, fait merveille. En prime, dans cette comédie grinçante, une charge salutaire contre les "cravateux", un dilemme exclusivement suédois : faut-il être Volvo ou Saab ? un éloge des chats de gouttière, et une méthode pour converser avec les victimes d’AVC.

L’histoire d’amour, en flash-back, du jeune ouvrier Ove et de sa belle et cultivée Sonja, ne s’imposait guère, mais elle n’empêche pas le film d’atteindre son but : essuyer les larmes avec le sourire. J.G.
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Excellente Aventure de Bill et Ted (l') (Bill & Ted's Excellent Adventure)

1009 
Science-fiction USA 1989 90 min.
Stephen Herek Keanu Reeves, Alex Winter, George Carlin, Tony Steedman, Dan Shor, Terry Camilleri, Diane Franklin, Kimberley Kates
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=32762.html
Synopsis :

Bill et Ted sont des cancres au collège. Mais avec l'aide de Rufus, ils ont mis au point une machine à voyager dans le temps sous la forme d'une cabine téléphonique. Ils naviguent ainsi dans l'histoire et le futur à la rencontre d'embûches et aventures diverses. Mais toujours ils arrivent à survivre grâce leur talent d'explorateurs.
Critique :

Film très con mais très bon. Drôle, bien rythmé et réalisé, on s'impressionne à chaque instant du budget laissé à une telle connerie (dans le bon sens du terme!) : voyez les batailles napoléoniennes et autres décors! Keanu Reeves trouve ici son meilleur rôle : et oui son regard vide lui sert enfin à quelque chose : il joue le rôle d'un demeuré !
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Cité de la joie (la) (City of Joy)

997 
Comédie dramatique USA 1992 135 min.
Roland Joffé Patrick Swayze, Ayesha Dharker, Pauline Collins, Om Puri, Shabana Azmi, Santu Chowdhury, Imran Badsah Khan, Art Malik
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=33138.html
Synopsis :

Hazari Pal et sa famille vivent à Bihar, petit village d'Inde. Incapables de rembourser le prêt qu'ils ont contracté, ils sont expulsés de leur logement et forcés de s'exiler à Calcutta pour démarrer une nouvelle vie, dans l'espoir de revenir un jour à Bihar. Il rencontre alors un américain, le docteur Max Lowe, et ensemble ils se lient d'amitié avec un travailleur du coin, Joan Bethel.
Critique :

Une belle histoire qui nous plonge au cœur de l'Inde contemporaine avec sa misère ses tensions ses castes ses rites sa violence et ses trafics. Passionnant car criant de vérité.
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Tuche 2 (les) - Le rêve américain (Tuche 2 (les) - Le rêve américain)

995 
Comédie France 2015 94 min.
Olivier Baroux Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Sarah Stern, Pierre Lottin, Théo Fernandez, Ken Samuels, Susan Almgren
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=231178.html
Synopsis :

À l’occasion de l’anniversaire de « coin-coin », le benjamin de la fratrie, la famille Tuche part le retrouver aux États-Unis : les choses ne vont pas se passer comme prévu, mais alors pas du tout.
Critique :

Le cinéma français, a fortiori comique, en goguette aux States ? Ça n'a pas toujours donné de bons résultats : naufrage des Visiteurs en Amérique, exil inutile de Jamel et Foresti dans Hollywood. A chaque fois, la conquête des collines de L.A. prend des airs de vacances dorées et/ou de coûteux caprices. J'oubliais Nous York, épisode trop « friendly » de Géraldine Nakache, comme une mauvaise copie.

Faut-il remonter au Gendarme à New York, l'un des meilleurs de la série, et sa belle parodie de West side story pour trouver un voyage réussi ? Ah oui, Restons groupés, de Jean-Paul « Unifrance » Salomé, comédie de mœurs un peu plus ambitieuse que les précédents titres cités, ne s'en sortait pas mal en satire des Voyages Fram. Et Les Tuche ? Dans son genre – soyons précis, pesons nos mots –, la suite américaine des aventures de nos Ch'nords toujours mise scène par Olivier Baroux est assez savoureuse. Sans doute parce que l'Amérique qu'on y voit est celle où se côtoient tous les particularismes, toutes les excentricités, et que, là-bas, les Tuche font un peu moins taches.

Vous n'avez pas vu le n°1 – 1,5 million d'entrés en 2011 ? On vous résume : sur la lancée du triomphe des Ch'tis, une autre communauté voisine de l'Escaut s'étale sur nos écrans : les Tuche ont gagné au loto et montrent l'étendue de leur ignorance/particularisme jusqu'aux rivages dorés du rocher monégasque. Carabistouilles en pagaille suivent. L'opus 2 les montre de retour au bercail, profitant des 100 millions délivrés par la Française des Jeux (et qui, ce sera peut-être l'épisode 3, ne dureront pas éternellement) avec un vrai sens de la philantropie (le père Tuche a racheté l'entreprise du coin pour en faire une coopérative) et de la feignantise (interdiction d'arriver à l'heure au travail) qu'on ne peut qu'applaudir. Puisque le cadet est en séjour linguistique aux Etats-Unis, pourquoi ne pas aller le rejoindre ?

On se fiche de l'histoire, prétexte à enfiler les gags. Car, les compositions sont savoureuses : Jean-Paul Rouve est vraiment fort en Jeff Tuche, chevelure et syntaxe à la Tony Vairelles, l'ex-attaquant du RC Lens, parce qu'il tient sa caricature, mêle idiotie profonde et vraie humanité ; mais Isabelle Nanty, Cathy Tuche, n'est pas mal non plus, dans un registre plus classique. Et Claire Nadeau, en Mamie « Suze », perpétuellement bourrée, parlant un sabir que seuls les derniers Sioux finiront par comprendre, est irrésistible...

Bien sûr, rien n'est très neuf : Dany Boon et les Deschiens sont passés par là, plusieurs gags sur les « différences culturelles » sont attendus, mais tout cela est fait avec suffisamment de joie et d'esprit, moqueur et tendre à la fois, pour qu'on rie franchement. A l'image du coming out inattendu du fils Tuche, personnage qui se veut rappeur et s'est donc rebaptisé Tuche Daddy (c'est bête mais c'est drôle), vaguement sosie d'un autre footeux (Florian Thauvin, encore en activité, celui-ci), et joué avec une voix de nez par Pierre Lottin.

Sa romance avec le fils du jardiner mexicain, débutée par une amusante séquence façon clip rap homoérotique, est l'ultime rebondissement d'un rigolo road trip. Qui apprend aux Tuche que l'Amérique n'est pas pour eux : le pays qui glorifie l'enrichissement par le travail, eux qui préfèrent l'enrichissement par le rien-faire ? Non merci. J'étais de bonne humeur, ce matin-là, au Gaumont Opéra ? Sans doute, et que ce court papier ne vous prive pas de ce film d'art et d'essai bulgare que vous lorgnez avec délice. Carton annoncé, Les Tuche 2, le rêve américain n'ont pas besoin de vous. Mais si vous les croisez, ne les discriminez pas.

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Ami, François d'Assise et ses frères (l') (Ami, François d'Assise et ses frères (l'))

986 
Drame France 2016 87 min.
Renaud Fely, Arnaud Louvet Jérémie Renier, Elio Germano, Yannick Renier, Alba Rohrwacher, Eric Caravaca, Marcello Mazzarella, Stefano Cassetti, Thomas Doret
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=237959.html
Synopsis :

En 1209, en Italie, entouré d’amis et de disciples convaincus et dévoués, François d’Assise recherche la pureté et l’innocence auprès des plus démunis. Il s'attire ainsi la méfiance de l’Eglise et du pape Innocent III. Cette intrusion de la haute autorité va créer des divisions au sein de l'ordre. François est sommé par l’Eglise de réécrire le texte fondateur de leur fraternité qui deviendra l’Ordre des frères mineurs. Alors que François devient aveugle et s'éloigne des siens, Elie de Cortone, son ami de longue date, corrige certains passages du texte de François pour satisfaire le cardinal Hugolin et le pape Innocent III...
Critique :

Quand, dans les premières minutes, on a vu Elio Germano rouler des yeux exorbités pour incarner François d'Assise, on a craint le pire... Heureusement, les réalisateurs s'intéressent moins au saint qui parlait aux oiseaux qu'à son meilleur disciple, Elie de Cortone. Jérémie Renier exprime avec émotion les doutes de ce religieux très politique qui, contre l'avis de son mentor et de ses frères, accepta un compromis avec le pape pour mieux établir l'ordre des Franciscains. L'Ami retrace son parcours spirituel en une suite de tableaux moins austères qu'il n'y paraît. Grâce aux chants, très beaux. Grâce, aussi, à de délicats moments de lyrisme dans une nature admirablement filmée. — Samuel Douhaire
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The Visit (The Visit)

974 
Horreur USA 2015 94 min.
M. Night Shyamalan Olivia DeJonge, Ed Oxenbould, Deanna Dunagan, Peter McRobbie, Kathryn Hahn, Celia Keenan-Bolger, Samuel Stricklen, Patch Darragh
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182943.html
Synopsis :

Deux enfants sont envoyés passer une semaine en Pennsylvanie, dans la ferme de leurs grands-parents. Mais lorsque l'un d'eux découvre qu'ils sont impliqués dans quelque chose de profondément dérangeant, leurs chances de retour s'amenuisent de jour en jour.
Critique :

LE PLUS. Connu pour ses films à succès "Sixième sens" et "Le Village", le réalisateur américain M. Night Shyamalan revient au cinéma avec "The Visit", un film d'horreur de found-foutage (enregistrement trouvé). Un genre, rendu célèbre par "The Blair Witch Project", qui sied parfaitement à ce film jubilatoire, estime notre chroniqueur cinéma Vincent Malausa.

Difficile d'imaginer que M.Night Shyamalan fut un temps l'un des cinéastes les plus importants d'Hollywood. Son explosion fracassante au début des années 2000 ("Sixième sens") fut suivie de quelques chefs-d'oeuvre ("Signes", "Le Village"...).... Mais inexplicablement, le cinéaste a ensuite dégringolé dans les abysses du flop au point de paraître définitivement hors-circuit. Aujourd'hui, il revient avec "The Visit", sortie en salle le 7 octobre.

Un film d'horreur de found-footage réussi

Ses derniers films, "Le Derniers maître de l'air" et "After Earth", furent d'étranges ovnis partagés entre visions merveilleuses et structures défaillantes. A l'image d'un auteur désorienté, ils témoignaient d'un talent empêché ou tout au moins pétrifié par un système hollywoodien dont il avait perdu la "clé".

Tiraillé depuis quelques années entre la liberté de la série B (voire Z) et la grandiloquence du blockbuster, Shyamalan semble avoir trouvé avec son nouveau film un équilibre inédit : "The Visit" est un film d'horreur de found-footage, genre remis à la mode par "The Blair Witch Project" et lessivé au fil des ans à coups de franchises pathétiques ("Paranormal Activity").

Alors que le found-footage est aujourd'hui en phase de ringardisation avancée, un film comme "The Visit" pouvait laisser craindre le pire. A la surprise générale, il s'agit au contraire d'un film "en pleine forme", jouant à fond le jeu du genre et débordant d'une vitalité inespérée.

Un jeu ludique et carnavalesque avec le spectateur

L'histoire est d'une simplicité confondante : celle de deux enfants partis retrouver leurs grands-parents – qu'ils n'ont jamais connus – dans une maison isolée qui s'apparente bien vite à un nid de folie.

Le found-footage n'est là que pour maximaliser des effets de terreur très forains, rappelant combien le cinéma de Shyamalan est lié avec une forme d'archaïsme complètement à rebours de l'épouvante aseptisée contemporaine.

Le film se révèle jubilatoire dans sa manière de perdre ce frère et sa soeur dans un univers de conte rappelant aussi bien "Hansel et Gretel" que le fantastique halluciné du cinéma japonais ou l'épouvante la plus crue et la plus quotidienne.

Mixant le réalisme documentaire avec une forme de démence généralisée, l'auteur fait monter la tension en portant certains thèmes familiers de son oeuvre à incandescence (la cellule familiale, la fable, l'enfance).

Cela donne une forme de petit thriller dont les recettes hitchcockiennes se dégradent en une espèce de jeu ludique et carnavalesque avec le spectateur.

Shyamalan est un génie de la peur

Le petit bonheur procuré par "The Visit" vient probablement de la malice et de l'humilité avec lesquelles le cinéaste joue de son état supposé de réalisateur "hors système".

La santé éclatante de sa mise en scène, le plaisir visible avec lequel il provoque l'effroi d'un froissement de plan ou à coups d'apparitions saisissantes donnent lieu à quelques scènes extraordinaires, comme ce déboulé d'un spectre roulant dans un dédale de couloirs souterrains.

"The Visit" n'est pas un chef-d'oeuvre de la trempe du "Village", mais c'est un film revigorant et porté par une énergie de tous les instants.

Son côté "thriller de foire" n'est pas le moindre de ses charmes : il dévoile un cinéaste qui, s'il semble avoir perdu la formule du succès, demeure l'un des plus authentiques génies de la peur qu'Hollywood ait porté depuis quinze ans.

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RockNRolla (RockNRolla)

971 
Policier UK/USA 2008 114 min.
Guy Ritchie Gerard Butler, Tom Wilkinson, Mark Strong, Thandie Newton, Toby Kebbell, Idris Elba, Tom Hardy, Ludacris
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128830.html
Synopsis :

Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid, rock star toxico qu'on croyait mort, qui a les cartes bien en main...
Critique :

Brillamment joué, actionné, filé en voix off voyoue, rocké en BO, secoué à points de relances dramatiques, violences et bévues, riffs, numéros d'acteur, mots ou quiproquos, c'est une farce noire, genre aigu où excelle l'Angleterre pince-sans-rire.
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Balade entre les tombes (A Walk Among The Tombstones)

970 
Thriller USA 2014 114 min.
Scott Frank Liam Neeson, Dan Stevens, Boyd Holbrook, Ólafur Darri Ólafsson, Maurice Compte, David Harbour, Brian Bradley, Whitney Able
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195649.html
Synopsis :

Ancien flic, Matt Scudder est désormais un détective privé qui travaille en marge de la loi. Engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver ceux qui ont enlevé et assassiné sa femme avec une rare violence, Scudder découvre que ce n’est pas le premier crime sanglant qui frappe les puissants du milieu… S’aventurant entre le bien et le mal, Scudder va traquer les monstres qui ont commis ces crimes atroces jusque dans les plus effroyables bas-fonds de New York, espérant les trouver avant qu’ils ne frappent à nouveau…
Critique :

Hanté par le thriller des années 1990, un film dispensable, d'une noirceur affectée. Reste la présence de Liam Neeson, comme toujours parfait en héros “badass” et mélancolique.
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Deserted (Death Valley)

968 
Thriller USA 2016 92 min.
Ashley Avis Mischa Barton, Jackson Davis, Winter Ave Zoli, Trent Ford, Dana Rosendorff, Michael Milford, Kelly Brannigan, Tyler Sellers, Lance Henriksen, Jake Busey, Sebastian Bach, Gerry Bednob, Heidi James, Dawn Vicknair, Alfred Rubin Thompson
http://imdb.com/title/tt2461030
Synopsis :

"beauty. love. madness. exile."

When twenty-four-year-old Jae is released from prison for killing her mother, she returns to her childhood home in small-town Ridgecrest. The desire to go anywhere but there prompts her to agree to join her brother on a road trip out to Death Valley - which results in getting them hopelessly lost in the most stunning, but unforgiving topographical terrain on the planet.
Critique :

DESERTED was inspired by photography Avis saw five years ago. She was on set and her DP approached her with photographs he had shot over the weekend. The photos of Death Valley struck a chord with Avis. She described them as "endless stretches of beauty and nothingness." She didn't immediately have the story, but she knew she wanted to tell one there.

The film she developed is the story of being hopelessly lost in a place that is equally beautiful and dangerous. When Jae (Mischa Barton) is released from jail she returns to her former small-town home in California. Rural America often trades in gossip and judgement. With both subtle and at times downright obvious prejudice following her everywhere, she is looking for any excuse to get out of town. When she hears her brother Robin (Jackson Davis) and his girlfriend (Winter Ave Zoli) are heading north to attend the BURN THE MOON festival in Death Valley, she knows she will find a way to attend.

A group of young adults heading off to the desert to see a concert in one of the hottest places on earth that happens to be notorious for its confusing trails and isolation... what could go wrong?

The film is both stunning and unnerving much like the desert it takes place in. Honestly, the visuals are so appealing in this film it could have passed with even bad acting and sloppy writing. Fortunately, DESERTED isn't weighed down by either. The script is tight and the acting is natural. We are allowed to spend time with each of the characters and grow increasingly fond of them as the narrative reveals itself. While you might have an idea where the story is headed the performances and scenery are so engaging it doesn't matter. Fans of Gilmore Girls and 80's hair metal will be pleasantly surprised by one of the films cameos.

Overall its clear that DESERTED was a passion project for Avis. While the film was shot in 17 days on a limited budget, the setting and casting elevate the project. It stands shoulder to shoulder with any wide release I've seen in the past year. While I don't know the particulars, shooting in this location on such a tight schedule must have presented its fair share of challenges. Avis was able to work against the odds and create one hell of a little film.
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Iris (Iris)

967 
Thriller France 2016 99 min.
Jalil Lespert Romain Duris, Charlotte Le Bon, Jalil Lespert, Camille Cottin, Adel Bencherif, Sophie Verbeeck, Hélène Barbry, Jalis Laleg
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=242491.html
Synopsis :

Iris, la femme d’Antoine Doriot, un riche banquier, disparaît en plein Paris. Max, un jeune mécanicien endetté, pourrait bien être lié à son enlèvement. Mais les enquêteurs sont encore loin d’imaginer la vérité sur l’affaire qui se déroule sous leurs yeux.
Critique :

A la sortie d'un grand res­taurant, un riche banquier découvre que sa femme, qui l'attendait à la porte, n'est plus là : la belle Iris a disparu... Conforté par le succès de son Yves Saint Laurent, Jalil Lespert s'aventure sur les terres du suspense, gardées par de grands maîtres du cinéma, Alfred Hitchcock en tête. Ambitieux, son film s'emploie à tirer les ficelles d'une intrigue faite, on le sent bien, pour les coups de théâtre. Mais, en voulant préserver le plus longtemps possible l'innocence de tous ses personnages, le réalisateur est contraint à des artifices (balourdise des deux policiers chargés de ­l'enquête !).

Pourtant, on prend plaisir à jouer le jeu. Car Iris baigne dans une atmosphère pleine de fantasmes de cinéma. Le banquier, que Jalil Lespert interprète lui-même, est un personnage à l'américaine, tourmenté sous un vernis chic et puritain. Face à lui, Romain Duris incarne un prolo qui ferait un coupable idéal, un héros de film noir français comme aurait pu en jouer ­Gabin. Entre ces deux hommes, une femme fatale, qui n'est peut-être qu'une frêle jeune fille — Charlotte Le Bon tient brillamment ce double registre. A travers ce trio, le film dit un peu trop clairement son envie de ­séduire, mais se donne des atouts pour y arriver. — Frédéric Strauss
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Planétarium (Planetarium)

966 
Drame France 2016 108 min.
Rebecca Zlotowski Natalie Portman, Lily-Rose Depp, Emmanuel Salinger, Amira Casar, Pierre Salvadori, Louis Garrel, David Bennent, Damien Chapelle
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=237830.html
Synopsis :

Paris, fin des années 30. Kate et Laura Barlow, deux jeunes mediums américaines, finissent leur tournée mondiale. Fasciné par leur don, un célèbre producteur de cinéma, André Korben, les engage pour tourner dans un film follement ambitieux. Prise dans le tourbillon du cinéma, des expérimentations et des sentiments, cette nouvelle famille ne voit pas ce que l’Europe s’apprête à vivre.
Critique :

Un train de nuit traverse l'Europe, à la fin des années 1930. L'image est féerique, tellement stylisée qu'elle nous venge des reconstitutions poussiéreuses et tatillonnes, lot commun des films d'époque. Planetarium est anti-académique jusque dans sa narration, qui condense les étrangetés. D'abord, les héroïnes, deux soeurs américaines, sont spirites. Elles donnent des spectacles où l'aînée (Natalie Portman) met en scène le don de la cadette ­(Lily-Rose Depp). Ensuite, les deux jeunes femmes font connaissance, à Paris, d'un homme peu commun : un pionnier de l'industrie du cinéma (Emmanuel Salinger) qui, autre fait ­incongru, les accueille sans contrepartie dans son hôtel particulier.

Ce grand bourgeois éclairé, Korben, croit entrer en contact avec un ­esprit grâce aux pouvoirs des soeurs, et s'approcher ainsi au plus près de ses hantises secrètes. Ce n'est pas tout : il ­espère créer quelque chose de révolutionnaire en combinant son métier (le cinéma, donc) avec l'activité paranormale des deux Américaines. Il leur ouvre un monde de privilèges, de fêtes et d'expériences. La grande soeur est promue actrice, pour jouer une spirite. La plus jeune se laisse filmer dans ses pratiques occultes.

Derrière cette profusion extra­vagante de possibles, le vrai sujet, ­terrible et passionnant, se dévoile tardivement, et pour cause : c'est l'aveuglement. La tragédie de personnages qui se méprennent les uns sur les autres. Sur eux-mêmes. Sur ce qu'ils vivent. Ils ne savent pas identifier leurs ennemis. Ne voient pas venir les catastrophes, la guerre et l'antisémitisme, qui transformera le puissant Korben en paria, en victime. Que les héroïnes se disent extralucides apporte une ironie sombre. Comme dans le mythe de la caverne de Platon, comme dans un planétarium géant, les humains sont voués aux leurres. Ils agissent en somnambules. Un thème qui situe haut l'ambition de ­Rebecca Zlotowski.

Après deux films maîtrisés et plus que prometteurs (Belle Epine et Grand Central), la réalisatrice ose un romanesque luxuriant et glacé d'inquiétude. Elle navigue entre imaginaire, résonances avec notre actualité (la montée de l'extrême droite) et références historiques — notamment à Bernard Natan, producteur qui connut un destin tragique, similaire à celui de Korben. Elle fait tournoyer les signes plus qu'elle ne raconte une histoire en bonne et due forme. Il y a les grands yeux mystérieux de Lily-Rose Depp — décidément troublante en prodige, après La Danseuse où elle jouait Isa­dora Duncan, mais cette fois dans un registre de fragilité absolue. Il y a les grands yeux fous d'Emmanuel Salinger, désormais semblable au père du garçon qu'il fut dans La Sentinelle ­d'Arnaud Des­plechin — déjà sur l'antisémitisme. Il y a l'expressivité holly­woodienne de Natalie Portman — qui évoque, elle, le cinéma muet.

Planetarium est si sophistiqué qu'il contient même l'esquisse de sa propre critique. Du moins, une métaphore du risque encouru par Rebecca ­Zlotowski en agrégeant autant d'idées et d'intentions. C'est une scène où ­Korben projette à son équipe le film d'une séance de communication avec l'au-delà. Lui, fier et ému, est persuadé qu'un esprit de passage a bien imprimé la pellicule : il ne voit que ça. Les autres, non. Rien. On ne saurait mieux dire l'analogie entre cinéma et foi. C'est-à-dire l'abandon et le désir de croire que réclament les films pour qu'ils puissent nous atteindre. Celui-ci demande peut-être plus qu'un autre, mais il a beaucoup à offrir en ­retour. — Louis Guichard
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Toril (Toril)

965 
Thriller France 2016 83 min.
Laurent Teyssier Vincent Rottiers, Bernard Blancan, Tim Seyfi, Sabrina Ouazani, Karim Leklou, Alexis Michalix, Gérard Meylan, Emilie de Preissac
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222576.html
Synopsis :

Philippe, 28 ans, est fils de paysan. Il vit entre deux mondes : son trafic de cannabis et l’exploitation agricole familiale. Le jour où son père, surendetté, tente de mettre fin à ses jours, Philippe décide de sauver leurs dernières terres. Pour y arriver, il s’associe à un redoutable trafiquant de drogue. Commence alors une implacable descente aux enfers, sous le soleil écrasant de la Provence.
Critique :

Un paysan surendetté tente de se suicider. Son fils, Philippe, va tout faire pour l'aider à sauver l'exploitation familiale : il la refond en un réseau de distribution de cocaïne... Toril dresse le portrait d'un monde en souffrance. Adieu l'agriculture ancienne, qui voulait que l'on prenne soin des arbres fruitiers les uns après les autres, les réchauffant avec des flammèches afin de les préserver du gel. Les terres sont abandonnées ou rasées pour accueillir des serres. Et ce ne sont plus les hommes qui travaillent, mais des machines, celles que l'on voit distribuer des pastèques : image à la fois irréelle et inquiétante.

Comme la culture du cannabis est plus rentable que celle des arbres ­fruitiers, on dissimule la drogue dans des cageots de légumes. C'est ce à quoi ils servent, désormais : donner une ­apparence respectable à des mic-macs douteux... On est médusé par les scènes d'action et par l'interprétation fiévreuse des acteurs : Vincent Rottiers, Tim Seyfi ou Bernard Blancan, le père, rugueux à souhait. Certes, il y a quelques ralentis superflus et une multiplicité (trop !) de plans tournés entre chien et loup. Mais, pour son premier film, Laurent Teyssier témoigne d'une belle ambition et d'un engagement sans faille, s'intéressant aussi bien aux machines qu'aux hommes, aux animaux qu'à la terre... Le toril, c'est le lieu où l'on enferme le taureau, avant qu'on le pousse à combattre. Ce premier long métrage est lui aussi filmé comme une lutte. — Pierre-Julien Marest
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9 vies de Fritz le chat (les) (The Nine Lives of Fritz the Cat)

964 
Animation USA 1974 76 min.
Robert Taylor Skip Hinnant, Reva Rose
https://en.wikipedia.org/wiki/The_Nine_Lives_of_Fritz_the_Cat
Synopsis :

It is the 1970s; Fritz the Cat is now married, on welfare, and has a child named Ralphie, who casually masturbates. As his wife screams at him for being an irresponsible father and husband, Fritz sits on the couch, staring off into space, smoking a joint. Tired of listening to his wife nag at him, he fades off into his own little world, imagining what life would be like for him if things were different
Critique :


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Fritz le chat (Fritz the Cat)

963 
Animation USA 1972 80 min.
Ralph Bakshi Skip Hinnant, Rosetta LeNoire, John McCurry, Judy Engles, Ralph Bakshi
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=38835.html
Synopsis :

Les errances de Fritz the Cat, etudiant contestataire a la recherche du plaisir sexuel. Un personnage d'une B.D. underground, chef de file de la contre-culture americaine des annees soixante
Critique :

Incroyable qu'un cartoon soit aussi subversif, et pourtant, c'est le cas. Sorte de mélange en version dessin animé de "Orange mécanique" et de "If...", mélangé à du porno, "Fritz The Cat" est u ndes plus grands dessins animés de l'histoire. A mettre, absolument, hos de portée des moins de 18 ans, même si je l'ai vu, pour la première fois, à l'âge de 12 ans et me suis bien marré à l'époque quand même.
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Ghost In The Shell (Ghost In The Shell)

961 
Science-fiction USA 2017 106 min.
Rupert Sanders Scarlett Johansson, Pilou Asbæk, Michael Pitt, Juliette Binoche, Takeshi Kitano, Yutaka Izumihara, Tawanda Manyimo, Lasarus Ratuere
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226739.html
Synopsis :

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.
Critique :

Après avoir métamorphosé Kristen Stewart en Blanche-Neige, et suivant la nouvelle tendance qui consiste à tourner en prise de vues réelles des classiques de l'animation, Rupert Sanders redonne vie à Motoko, l'héroïne du manga cyberpunk déjà plusieurs fois adapté. Moulée dans une combinaison en latex, comme dans la plupart de ses films récents, des Avengers à Captain America, Scarlett Johansson incarne donc le cyborg à la recherche de son identité et d'un pirate informatique. Les habituelles questions philosophiques soulevées par le genre (la dialectique entre humain et robot, entre corps et esprit) passent au second plan. Le premier est saturé d'effets spéciaux aussi ébouriffants qu'épuisants, a fortiori en 3D. — Jérémie Couston
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Vie passionnée de Vincent Van Gogh (la) (Lust for Life)

957 
Drame USA 1956 122 min.
Vincente Minnelli, George Cukor Kirk Douglas, Anthony Quinn, James Donald, Pamela Brown, Everett Sloane, Niall MacGinnis, Noel Purcell, Henry Daniell
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=36147.html
Synopsis :

1878. Vincent Van Gogh arrive en Belgique pour se rendre ensuite en Provence où Gauguin le rejoint. Après le départ de ce dernier, Van Gogh se coupe une oreille et se fait interner dans un asile...
Critique :

La Vie Passionnée De Vincent Van Gogh est un très bon film. Même si l'on est à la base pas intéressé, ou attiré comme moi par le grand peintre qu'est Van Gogh, il faut bien l'admettre ; ce n'est pas grave car cela n'empêchera pas d'apprécier le métrage et cela me conforte à l'idée de m'y avoir un peu poussé à le regarder car nous sommes ici en présence d'un grand film qui relate de manière admirable et excellente la vie tourmenté et mouvementé du célèbre peintre. Une réalisation magistrale et parfaite surtout pour l'époque avec des couleurs vives qui rappellerons et mettrons en abîme certains tableaux de Vincent Van Gogh. La bande son aurait pu servir encore mieux cette sublime réalisation mais qu'importe puisqu'elle est tout de même présente et passable. Du fait de cette réalisation parfaite, le film n'a pas pris une ride en tout cas pour moi et n'a donc pas vieilli. Malheureusement on trouvera quelques petites longueurs mais rien de bien méchant pour autant. Le gros point fort ira pour le casting et les interprétations aux petits oignons des acteurs où Kirk Douglas joue à la perfection et est habité par son personnage du peintre Van Gogh car il excelle dans ce rôle et bénéficie avec ce film de l'un de ses rôles les plus importants de sa carrière, Anthony Quinn brillant dans le personnage de Paul Goguin et les bons James Donald, Pamela Brown. En clair un très bon biopic considéré même comme le meilleur se concentrant sur la vie du célèbre peintre, dont je ne puis pour le moment en juger mais où je ne peux que vous recommander celui-là qui reste un grand et beau film qui maîtrise parfaitement son sujet. Pourtant pas le genre auquel j'affectionne ni même son sujet, il est un incontournable du cinéma à voir. Ma note : 8/10 !
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Confession (la) (Confession (la))

956 
Drame France 2015 116 min.
Nicolas Boukhrief Romain Duris, Marine Vacth, Anne Le Ny, Solène Rigot, Amandine Dewasmes, Lucie Debay, Charlie Lefebvre, Lucas Tavernier
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=240878.html
Synopsis :

Sous l’Occupation allemande, dans une petite ville française, l’arrivée d’un nouveau prêtre suscite l’intérêt de toutes les femmes... Barny, jeune femme communiste et athée, ne saurait cependant être plus indifférente. Poussée par la curiosité, la jeune sceptique se rend à l’église dans le but de défier cet abbé : Léon Morin. Habituellement si sûre d’elle, Barny va pourtant être déstabilisée par ce jeune prêtre, aussi séduisant qu’intelligent. Intriguée, elle se prend au jeu de leurs échanges, au point de remettre en question ses certitudes les plus profondes. Barny ne succomberait-elle pas au charme du jeune prêtre ?
Critique :

Pas facile de venir après Léon Morin, prêtre (1961), beau film de Jean-Pierre Melville, avec Jean-Paul Belmondo en soutane et Emmanuelle Riva en « bouffeuse de curés » frémissante. Ni après le roman de Béatrix Beck, romancière très originale, oubliée à tort. Le réalisateur du Convoyeur et de Made in France s'en sort plutôt bien, pourtant, en accomplissant ce qu'il sait le mieux faire : du thriller sentimental. Là où Melville misait sur le décalage et une certaine perversion, Nicolas Boukhrief choisit le mélodrame nu, à suspense. Nous revoici, donc, sous l'Occupation, dans une petite ville de province, où l'arrivée d'un nouveau prêtre, le très charismatique Léon Morin, met en émoi toutes les femmes. Jeune employée à la poste, communiste athée sans nouvelles de son mari prisonnier, Barny s'agace de l'aveuglement généralisé de ses collègues. Et décide de défier l'abbé directement, dans le confessionnal.

Il y a d'abord le plaisir et l'énergie des échanges entre l'homme de foi inébranlable et la femme cultivée. Joutes verbales, nettes, catégoriques, mais respectueuses, où l'on sent, déjà, que les deux, au-delà de leur orgueil, s'encouragent mutuellement. Le rapprochement se traduit à l'image par le recours grandissant aux gros plans, ponctués de silences, à mesure que Barny doute, défaille. A mesure, aussi, que l'oppression grandissante de l'occupant, ses représailles terribles contre la Résistance, resserre l'étau... Servi par une photo délicate, tendu, de plus en plus fiévreux, le film est un captivant face-à-face, au sens propre et figuré. Entre deux visages, l'un pâle, pur, magnifique de Marine Vacth ; l'autre, opaque, sombre, de Romain Duris. Il est clair, en revanche, qu'on se serait bien passé des moments montrant Barny, en fin de vie, confessant son secret à un jeune prêtre. Mais ce faux pas ne fait pas oublier l'intensité incantatoire du « duel » amoureux, les yeux dans les yeux. — Jacques Morice

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Silence (Silence)

955 
Aventure USA 2016 162 min.
Martin Scorsese Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson, Tadanobu Asano, Ciarán Hinds, Yôsuke Kubozuka, Yoshi Oida, Shinya Tsukamoto
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29943.html
Synopsis :

XVIIème siècle, deux prêtres jésuites se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. Ils devront mener dans la clandestinité cette quête périlleuse qui confrontera leur foi aux pires épreuves.
Critique :

Comment pourraient-ils continuer à vivre sans savoir la vérité ? Malgré les doutes de leur supérieur, deux Portugais, le père Rodrigues (Andrew Garfield) et le père Garupe (Adam Driver) décident, en cette année 1633, de gagner le Japon et de retrouver leur maître disparu là-bas et calomnié : accusé d'avoir renié le Christ et apostasié. C'est dans la plus grande clandestinité qu'ils débarquent, guidés par un pauvre hère effrayé et braillard qui, on s'en apercevra plus tard, n'en finit pas de se convertir au christianisme, comme saisi par la lumière, pour mieux abjurer l'instant d'après, mû par son angoisse et par sa lâcheté. On dirait l'apôtre Pierre puissance dix...

Cela fait des années que Martin Scorsese rêvait de porter à l'écran le roman de Shusaku Endo (déjà adapté, au demeurant, en 1971, par le cinéaste Masahiro Shinoda et présenté au festival de Cannes). Sans doute y retrouvait-il, porté à son paroxysme, le thème qui a inspiré toute son oeuvre : la culpabilité. Pas seulement dans ses films clairement spiritualistes — et toujours un peu ratés, d'ailleurs, comme La Dernière Tentation du Christ ou Kundun. Car la faute et la rédemption s'infiltrent au moins autant dans Mean Streets et dans Casino, réflexions incessantes sur la progression du Mal : comment il s'infiltre pour mieux nous perdre, et aussi, parfois, comment il se perd en nous, se dissout, s'évapore au terme d'une lutte aussi mystérieuse que sans merci.

Silence est l'apothéose d'un Scorsese hanté par la grâce, donnée à certains presque naturellement, mais que d'autres poursuivent à jamais et en vain. Et les périls d'une foi qui, parfois, ne reflète que la vanité de celui qui la professe. C'est un film lent, ample, rongé par le doute, certes, mais bien plus apaisé que d'habitude. Devant ces plans magnifiques, où la nature dépasse constamment les ambitions humaines, on mesure à quel point Akira Kurosawa a pu être, pour le cinéaste, durant toute sa carrière, une sorte d'ange gardien. Kagemusha et Ran sont formellement tout proches...

La force du film vient de son humilité même. Ce n'est pas un manifeste. Pas un instant Scorsese ne se veut un prosélyte du catholicisme. Au contraire, il montre ses deux prêtres étonnés, et même vaguement dégoûtés, par ces villageois japonais incultes, convertis par hasard et depuis longtemps livrés à eux-mêmes, qui ­réclament avec une ferveur hystérique confessions et absolutions. Et s'ils croisent la route de quelques chrétiens qui acceptent de mourir pour leur foi — le vieux Mokichi, torturé, met quatre jours à rendre son dernier souffle —, leur admiration est confrontée à l'inutilité de cette mort. Leur foi vacille. Celle du père Rodrigues, surtout, même s'il s'y accroche avec férocité : Andrew Garfield a, d'ailleurs, dû séduire Scorsese par sa stature, sa carrure et, pour tout dire, sa chevelure : attrapé et enfermé, il ressemble vraiment, à travers ses barreaux, à un lion en cage...

L'orgueil et la confusion se côtoient chez ce personnage, proie facile pour des Japonais que Scorsese a l'intelligence de ne jamais peindre comme des brutes ou des simplets. Certes, ils torturent méthodiquement et savamment les prêtres catholiques qui s'aventurent dans leur pays pour y prôner les Evangiles, mais ils sont, à leurs yeux, des colonisateurs. Des ­fanatiques qui, sans avoir songé aux conséquences de leurs actes, veulent remplacer une religion établie, le bouddhisme, par une autre, qu'ils croient meilleure et vraie. Mais « pour le Japon rien n'existe hors du royaume de la nature. Pour eux, rien ne transcende l'humain. Notre notion d'un Dieu chrétien leur est inconcevable », apprendra, mais trop tard, le père Rodrigues.

Reste, évidemment, le sacré. C'est cette notion qui, visiblement, exalte Scorsese et qu'il exalte, dans ce film, avec une ferveur inattendue. Le sacré et son contraire : la profanation... Le moment le plus fort, le plus ardent — en un sens, le plus « hitchcockien » du film — est celui où le père Rodrigues est sommé de marcher sur l'image de son Dieu. De la renier. « Un seul pas et tu seras libre », lui chuchotent les plus pragmatiques. Ça ne suffit pas. Nettement plus habiles, d'autres suggèrent que sa trahison mettra fin aux souffrances des chrétiens torturés non loin de là. « Ils appellent à l'aide comme vous appelez Dieu. Il est silence. Ne le soyez pas. » Scorsese filme alors, longuement, avec une compassion infinie, ce prêtre immobile et ce temps suspendu où il refuse, se reprend, s'approche, résiste, puis cède à cet « acte d'amour » (dixit Scorsese) qui restera, pour lui, une faute irréparable. Une flétrissure éternelle. On songe à la formule de Nikita Mikhalkov dans Partition inachevée pour piano mécanique : « Seigneur, je sais, désormais, qu'une seule trahison justifie toutes les autres... »

Mais Scorsese ne juge personne. Il ne condamne ni la faiblesse de l'hom­me, ni, comme pouvait le faire Ingmar Bergman, un autre de ses maîtres, l'insoutenable indifférence de Dieu pour Ses créatures. D'où cette pensée que le père Rodrigues garde en lui, longtemps après sa chute : « Même s'Il a gardé le silence toute ma vie jusqu'à ce jour, tout ce que je fais, tout ce que j'ai fait parle de Lui. C'est dans le silence que j'ai entendu Sa voix. » — Pierre Murat

Lettre du père Rodrigues à son supérieur
« Les villageois, rassemblés sur la plage, observaient le silence. Les Japonais surveillaient pour empêcher toutes funérailles chrétiennes. Les os restants de Mokichi furent jetés à la mer pour ne jamais être vénérés... Mon Père, vous direz que toutes ces morts ne sont pas vaines. Que Dieu a sûrement entendu leurs prières. Mais a-t-Il entendu leurs cris ? Comment expliquer Son silence à ces gens qui ont tant enduré ? Il me faut toute ma force pour le comprendre moi-même... »
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100 Streets (100 Streets)

948 
Drame UK 2016 93 min.
Jim O'Hanlon Idris Elba, Gemma Arterton, Franz Drameh
https://www.rottentomatoes.com/m/100_streets/
Synopsis :

Trois vies extraordinaires à Londres.
Critique :

100 STREETS, a powerful ensemble drama, follows three contrasting and interwoven stories as they play out in one square mile of modern day London. A former rugby player, Max (Idris Elba), struggles to find a life off the field while fighting to save his marriage to former actress Emily (Gemma Arterton). Kingsley (Franz Drameh of CW's LEGENDS OF TOMORROW) is a small time drug dealer desperately seeking a way off the street. While completing his community service for a misdemeanor, Kinsley meets Terence (Ken Stott), a local thespian, who gives him the push he needs out of his dead end life and into a very different, creative world. George (Charlie Creed-Miles), a cab driver, and his wife Kathy (Kierston Wareing) dream of having kids, but a devastating road accident puts their hopes on hold even testing their otherwise strong marriage. Anybody can make a wrong turn, but it's the journey that allows us to find the right path.
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John Wick 2 (John Wick: Chapter Two)

946 
Action USA 2017 123 min.
Chad Stahelski Keanu Reeves, Common, Laurence Fishburne
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=235341.html
Synopsis :

John Wick est forcé de sortir de sa retraite volontaire par un de ses ex-associés qui cherche à prendre le contrôle d’une mystérieuse confrérie de tueurs internationaux. Parce qu’il est lié à cet homme par un serment, John se rend à Rome, où il va devoir affronter certains des tueurs les plus dangereux du monde.
Critique :

La mise en scène d’action est un art aussi vieux que le cinéma lui-même, et “John Wick 2” le rappelle en ouverture avec un joli clin d’œil. Des images d’une cascade de la star du muet Buster Keaton sont projetées sur un grand mur, au son d’une “muscle car” rugissante et d’une moto qui finalement déboulent à l’écran. “C’est une façon de dire au public que vous êtes au cinéma, qu’on ne se prend pas au sérieux”, ont décrypté Keanu Reeves et le réalisateur Chad Stahelski pour “Paris Match”. “C’est un cool petit univers dans lequel on vous invite, un film d’action pour vous amuser”.

C’est avec cet esprit que le premier John Wick avait ravi le public et la critique, il y a trois ans. D’une histoire rebattue et un rien ridicule sur le papier - un légendaire tueur à gage sort de sa retraite pour venger la mort de son chiot - Keanu Reeves et ses comparses avaient tiré un polar étonnamment bon, explosif, roublard, soigné. A l’épreuve de la suite, forcément dépourvue de l’effet de surprise, “John Wick 2” réussit en restant fidèle à cette ligne. Celle d’un film de genre assumé, et impeccablement exécuté.

Keanu Reeves excelle en tueur ténébreux, monté sur ressort

Comme le premier, ce “chapitre deux” est une série B de classe supérieure dans laquelle le réalisateur, ancienne doublure de Reeves sur “Matrix”, apporte à la mise en scène tout son savoir de cascadeur en chef. Ici, pas de montage épileptique, pas de caméra à l’épaule, secouée jusqu’à la nausée. Non, ici les poursuites, les affrontements, avec ou sans arme, sont méticuleusement chorégraphiés, puis cadrés, filmés et montés pour être vu, contrairement à la grande mode des dix dernières années (oui “Taken”, c’est de toi que l’on parle).

Keanu Reeves, à qui “John Wick” a rendu ses galons de star de l’action, s’est entraîné quatre mois pour livrer cette performance de redoutable machine de mort, montée sur ressort. Entre deux coups de feu, il excelle encore dans ce personnage de tueur ténébreux, solitaire et réticent, taillé pour lui. Autour du rôle-titre, le scénario s’attache à développer le monde intriguant des tueurs à gages de haut niveau, pour éviter l'écueil de la redite - Oui Taken, encore toi... Enfin, l'esthétique et le ton empruntent toujours le meilleur du “kung-fu” et du “gun-fu” (la même chose, avec des armes à feu), du néo-noir et du western.
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Homme qui défiait l'infini (l') (The Man Who Knew Infinity)

942 
Drame UK 2017 105 min.
Matt Brown Dev Patel, Jeremy Irons, Toby Jones
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=225720.html
Synopsis :

La vie de Srinivasa Ramanujan, un des plus grands mathématiciens de notre temps. Élevé à Madras en Inde, il intègre la prestigieuse université de Cambridge en Angleterre pendant la Première Guerre mondiale et y développe de nombreuses théories mathématiques sous l'égide de son professeur G.H. Hardy.
Critique :


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Zen (Zen)

938 
Aventure Japon 2009 127 min.
Banmei Takahashi Kankurô Nakamura, Yuki Uchida, Ryushin Tei
http://www.imdb.com/title/tt1156470/combined
Synopsis :

Le film raconte l'histoire vraie du jeune moine japonais Dogen qui s'initia au bouddhisme zen en Chine au XIIIe siècle et l'importa au Japon.
Critique :

The story is about the life and times of the great (perhaps the greatest) zen monk in Japanese history: Dogen.

Dogen's origin is not well known, but what he's become in his later life is part of the Japanese history and culture. The movie is an attempt to portray his life. I'm not sure how much of this story is based on fact. Dogen is the founder of Japanese Soto zen sect which he brought back from China. None of these background information are elaborated in this movie which I think makes this movie miss its point.

It's based on a biographical novel of Dogen by Tetsuo Ootani who himself is a Soto zen monk. I don't know anything about the novel, but since it's supposed to be the life story of Dogen, I believe this movie should reflect that also. However, perhaps the producers have bit off more than they can chew because I find this movie very incomplete whether looking from Buddhistic point of view, or biographic point of view.

How did Dogen arrive at his view of zen Buddhism should at least be highlighted, but none of that is shown in this movie. I believe that the producers didn't know anything about the subject that they were putting on the big screen. It shows on the choppy way the story advances.

The producers, and also the actors were not the caliber that could describe a story of this magnitude.

Good attempt but fail of a production from the aforementioned reasons.
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Witness (Witness)

937 
Thriller USA 1985 112 min.
Peter Weir Harrison Ford, Kelly McGillis, Josef Sommer
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=328.html
Synopsis :

L'inspecteur John Book enquête sur un meurtre dont le seul témoin est un jeune garçon membre de la communauté des Amish. Découvrant que son supérieur est l'instigateur de ce crime, John Book se réfugie auprès de cette communauté pacifiste.
Critique :

Magnifique film qui mélange romance, action et aventure sous forme d'intrigue policière. On découvre l'univers des Amish, ce qui n'est pas une chose facile vu que c'est une société fermés Et on y retrouve un grand Harrison Ford dans le rôle du héros ce qui lui va à merveille comme d'habitude mais c'est aussi son rôle le plus authentique, les autres acteurs sont tous bons aussi. Des scènes inoubliables comme la construction d'une maison, une histoire d'amour impossible très touchante. Un film qu'on prend plaisir à redécouvrir presque 30 ans après sa sortie.
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Resident Evil : Chapitre final (VI) (Resident Evil: The Final Chapter)

935 
Horreur USA 2017 107 min.
Paul W.S. Anderson Milla Jovovich, Ali Larter, Iain Glen
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181098.html
Synopsis :

Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.
Critique :

L’ultime épisode de la saga créée il y a une quinzaine d’années, à partir d’un jeu vidéo d’origine japonaise, additionne un certain nombre de séquences spectaculaires, sans innover énormément. Mais il fait preuve d’inventivité dans les détails, et jouit toujours d’un personnage féminin fascinant (...).
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Passengers (Passengers)

933 
Science-fiction USA 2016 117 min.
Morten Tyldum Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Shee
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=220846.html
Synopsis :

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…
Critique :

Cet étonnant film de science-fiction avec Chris Pratt et Jennifer Lawrence nous plonge dans la poésie d'une love story... dans l'espace.

Ils n'auraient jamais dû se rencontrer. Ils vont devoir passer toute leur vie ensemble, en huis clos, sans autre présence que la leur. C'est l'histoire incroyable que conte « Passengers », film de science-fiction qui sort aujourd'hui. Cryogénisés — c'est-à-dire congelés — avec 5 000 autres passagers dans un vaisseau spatial géant, où ils sont supposés dormir cent vingt ans et se réveiller sur une autre planète au terme d'un voyage interstellaire, Jim et Aurora sortent de leur cocon quatre-vingt-dix ans trop tôt à la suite d'un incident technique. Pas tout à fait au même moment d'ailleurs, mais on n'en dira pas plus pour ne pas gâcher la surprise aux spectateurs. Toujours est-il que les voilà face à face, lui le mécanicien, elle la jeune idéaliste, découvrant qu'ils ont le reste de leur existence à vivre dans cette gigantesque machine de l'espace, avec pour seuls compagnons 5 000 endormis et quelques robots.

Un couple isolé

L'intrigue se corse lorsqu'un autre problème technique met le vaisseau en danger : à eux de sauver les autres passagers. Autant le dire tout de suite, ce rebondissement très hollywoodien ne constitue pas le meilleur du film. Non, l'intérêt est ailleurs : dans « Passengers », on assiste, médusé, à toute la vie d'un couple, isolé de toute autre présence humaine. Et c'est absolument fascinant. Rencontre, tentatives de drague, rapprochements, déceptions, puis naissance de la passion, euphorie amoureuse, déchirements, séparation, retrouvailles inespérées : tout ce qui fait l'existence, le sel ou le malheur d'un couple y passe. Une vie entière à deux qui se déroule sous nos yeux, et à laquelle on ne peut, forcément, que s'identifier à un moment ou à un autre.

Pour en arriver à cette intimité extrême mais scrutée par des caméras, les deux comédiens du film, Chris Pratt et Jennifer Lawrence, ont vécu une expérience peu commune. Rencontré il y a un mois à Paris, Pratt explique que ce fut « un tournage unique en son genre. Nous étions seulement deux comédiens, avec de longues scènes où nous sommes seuls chacun de notre côté, filmés dans d'immenses hangars. Nous n'avons pas vu le jour durant des mois ». Le film étant bourré d'effets spéciaux, le réalisateur, Morten Tyldum, a tenu, pour éviter à ses comédiens de passer de longs mois seuls devant des écrans verts, à construire « en dur » le plus d'éléments possible du vaisseau. « A tel point que nous avions l'impression de réellement évoluer dans ce gigantesque cargo de l'espace. D'autant que toutes les lumières que l'on voit à l'écran n'ont pas été rajoutées en postproduction : les ingénieurs ont inventé de systèmes avec des leds pour que le vaisseau soit réellement éclairé. Pour nous, c'était plus confortable. » C'est sans doute ce confort qui a permis aux acteurs de jouer en toute sérénité cette étonnante love story de l'espace, dont le spectateur devient le voyeur privilégié.

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Chouf (Chouf)

931 
Drame France 2016 108 min.
Karim Dridi Sofian Khammes, Foued Nabba, Zine Darar
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=241450.html
Synopsis :

Chouf, ça veut dire "regarde" en arabe. C'est le nom des guetteurs des réseaux de drogue de Marseille. Sofiane, 24 ans, brillant étudiant, intègre le business de son quartier après le meurtre de son frère, un caïd local. Pour retrouver les assassins, Sofiane est prêt à tout.
Il abandonne famille, études et gravit rapidement les échelons. Aspiré par une violence qui le dépasse, Sofiane découvre la vérité et doit faire des choix.
Critique :

Deal et vengeance dans une «no go zone» scrutée par Karim Dridi.
Le récit est tendu vers un fatum inéluctable.

Quelques jours plus tard, Chouf était présenté à Cannes, en «séance spéciale». L’embouteillage étant ce qu’il est en mai sur la Croisette, le film n’y a pas laissé un souvenir térébrant. Aussi, sa sortie en salles, quatre mois plus tard, peut-elle favoriser une revalorisation. Pour être sincère, on ne misait plus guère sur Karim Dridi, cinéaste franc du collier dans les années 90 (Pigalle, Bye Bye, Hors-jeu), dont la ténacité s’était par la suite étiolée. Renouant avec une thématique fétiche (grosso modo, il est toujours question chez le Franco-Tunisien de liens du sang et de dévastation sociale plus ou moins rédimée), Chouf déboule pourtant toutes sirènes hurlantes. Minutieusement documenté sur le monde parallèle d’une de ces «no go zones» que la télé dite d’investigation n’arrive plus à fantasmer qu’en caméra cachée, son troisième volet d’une trilogie marseillaise étalée sur vingt ans (après Bye Bye et Khamsa) agrippe crânement un récit tendu vers un fatum inéluctable récusant toute échappatoire. Sorti du quartier par le haut, l’étudiant Sofiane se retrouve ainsi poissé, après l’assassinat de son frère, sur fond de règlements de compte et de deals banalisés, faute d’alternative pour une jeunesse comme condamnée à une surenchère criminelle - la fameuse loi du talion - à laquelle, in fine, nul ne pourrait se soustraire.

Imprégné d’argot arabe et marseillais, Chouf démonte de la sorte les mécanismes sombres et inexorables d’un microcosme gangrené par le trafic et l’ennui formant la dualité d’une ghettoïsation avérée. Echo aux Bande de filles et Divines révélant un filon féminin des cités, la patibulaire distribution de Chouf (issue d’ateliers de comédie) ne fait aucune concession.
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Very bad trip 3 (The Hangover Part III)

930 
Comédie USA 2013 100 min.
Todd Phillips Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=194160.html
Synopsis :

Deux ans ont passé. Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms) et Doug (Justin Bartha) mènent des existences tranquilles et heureuses. Ils ont fait disparaître leurs tatouages et se sont rachetés une conduite. Aux dernières nouvelles, Leslie Chow (Ken Jeong), qui attirait les catastrophes, a échoué dans une prison en Thaïlande : depuis qu'il n'est plus dans le secteur, nos trois lascars ont - presque - oublié leurs folles virées nocturnes à travers les quartiers sordides de Las Vegas, à moitié shootés, et le jour où ils se sont fait kidnapper, tirer dessus et prendre en chasse par une bande de dangereux dealers à Bangkok...
Le seul de la Meute à ne pas avoir trouvé son équilibre est Alan (Zach Galifianakis). Se cherchant toujours, la brebis galeuse du groupe a arrêté les médocs et donné libre cours à ses impulsions, ce qui, dans son cas, revient à ne reculer devant rien et à ne se fixer aucune limite... Jusqu'à ce qu'il traverse une crise douloureuse et qu'il se mette en quête du soutien dont il a besoin.
Et qui mieux que ses trois meilleurs copains pourraient l'aider à s'engager dans la bonne voie ? Cette fois, il n'y a pas de mariage, ni de fête d'enterrement de vie de garçon. Qu'est-ce-qui pourrait donc bien dégénérer ? Mais quand la Meute s'en mêle, il faut être prêt à tout ! Et pour boucler la boucle, la petite bande doit retourner là où tout a commencé : à Las Vegas...
Critique :

Ce qu'on aime dans les deux premiers films de Todd Phillips, c'est la reconstitution, façon puzzle, d'une cuite dont personne ne se souvient. Ici, pas de gueule de bois. Bradley Cooper et ses copains retournent à Las Vegas, sobres, pour délivrer leur pote kidnappé par un gangster. Humour potache toujours efficace, mais intrigue linéaire. Résultat divertissant, mais nettement moins cinglé...
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Very bad trip 2 (The Hangover Part II)

929 
Comédie USA 2011 102 min.
Todd Phillips Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=147508.html
Synopsis :

Phil, Stu, Alan et Doug s’offrent un voyage exotique en Thaïlande, à l’occasion du mariage de Stu. Après l’inoubliable soirée d’enterrement de sa vie de garçon à Las Vegas, Stu ne veut rien laisser au hasard et opte pour un brunch léger, sans risque, avant la cérémonie. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu. Ce qui s'est passé à Las Vegas est imaginable à Las Vegas, mais ce qui se passe à Bangkok dépasse l’imagination...
Critique :

"Very Bad Trip 2" : le désarroi du mâle, tome 2
Suite moins réussie d'une comédie américaine au succès phénoménal.

Avec une recette de près de 280 millions de dollars (199 millions d'euros) sur le seul marché américain pour un coût de 35 millions, Very Bad Trip (titre "français" de The Hangover, la "gueule de bois") fut un inattendu et massif succès commercial en 2009. Cette comédie virile et régressive, réalisée par Todd Phillips, mettait en scène trois hommes qui aident un ami, en passe d'être marié, à enterrer sa vie de garçon à Las Vegas.

Drogués, ils se retrouvaient au petit matin, sans mémoire de la nuit et ayant égaré le futur marié. La reconstitution des événements mettait au jour les frasques déchaînées (mariage éclair avec une prostituée, vol d'une voiture de police, démêlés avec un gangster chinois, etc.) d'une poignée de mâles libérés de leurs femmes, dévoilant le refoulé du macho frustré.

La quête entamée par les quatre personnages à la recherche de leur mémoire s'apparentait à une plongée au coeur des désirs les plus inavouables de l'homme occidental, victime d'un matriarcat auquel il essaierait d'échapper. Effleurant avec bonheur un certain irrespect pour une vision "correcte" des relations entre les hommes et les femmes, reconnaissant l'altérité sexuelle, Very Bad Trip faisait souvent mouche en ne négligeant pas une certaine obscénité dans les gags et les situations.

Le succès du film a engendré une suite. Ce Very Bad Trip 2 fonctionne sur une stricte reprise de la situation de base, déplacée pour le coup en Thaïlande, l'humour s'appuyant en partie de cette impression de répétition.

Un singe fumeur

Venus fêter le mariage d'un des leurs, les trois protagonistes se retrouvent dans la chambre sordide d'un hôtel de Bangkok, cherchant à reconstituer les événements de la nuit afin de retrouver le jeune frère disparu de la future mariée. Ce qui arrachait des rires dans le premier volet apparaît ici nettement plus poussif.

Les personnages de l'épisode 1, comme le gangster chinois efféminé, semblent sous-utilisés, tout comme la ville de Bangkok. Les nouveaux comparses burlesques (un singe fumeur et dealer, un bonze paralytique) n'ont pas la force comique nécessaire. On peut penser que la démarche de ces héros a priori viscéralement hétérosexuels représente une descente vers la découverte de leurs désirs inavoués, qu'ils ont pu réaliser avant de les refouler. Dans le premier film, c'était sans doute celui d'épouser une prostituée plutôt qu'une petite-bourgeoise autoritaire. Ici, c'est peut-être celui de se faire sodomiser, comme en témoigne une hilarante séquence avec un transsexuel. Le récent film des frères Farrelly, Bon à tirer, en disait finalement plus et avec davantage de subtilité sur la solitude sexuelle et affective du mâle occidental.
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Homme à la hauteur (un) (Homme à la hauteur (un))

921 
Comédie France 2016 99 min.
Laurent Tirard Jean Dujardin (Alexandre), Virginie Efira (Diane), Cédric Kahn (Bruno), César Domboy (Benji), Manöelle Gaillard (Nicole), François-Dominique Blin (Sébastien), Stéphanie Papanian (Coralie), Edmonde Franchi (Monique)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=235380.html
Synopsis :

Diane est une belle femme. Une très belle femme. Brillante avocate, elle a de l’humour et une forte personnalité. Et comme elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse, la voilà enfin libre de rencontrer l’homme de sa vie. Le hasard n’existant pas, Diane reçoit le coup de fil d’un certain Alexandre, qui a retrouvé le portable qu’elle avait égaré. Très vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle, visiblement cultivé... Diane est sous le charme. Un rendez-vous est rapidement fixé. Mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu…
Critique :

C'est son ex, Bruno, l'avocat séducteur, qui a les mots les plus directs et les plus indélicats : Diane, qui a été sa femme et reste son associée, « s'est chopé un nain riche... ». Explication : comme dans une comédie romantique, la jolie blonde a perdu son téléphone, et celui qui l'a retrouvé, à la troublante voix suave, lui a donné rendez-vous. Sauf que là, patatras, Blanche-Neige tombe sur Atchoum (ou l'équivalent) : Alexandre mesure 1,36 m, ses pieds ne touchent pas terre quand il se cale dans un fauteuil et, à l'inverse, son front ne dépasse que d'une poignée de millimètres du volant quand il conduit sa voiture. Un beau mec, puisqu'il a les traits de Jean Dujardin, ici architecte de renom, mais modèle réduit... Les situations burlesques et cruelles dans lesquelles Laurent Tirard (et son scénariste attitré Grégoire Vigneron) plonge ce couple en rodage sont souvent irrésistibles. Un exemple : un type vissé à son portable bouscule Dujardin, le fait tomber, continue sa conversation, se retourne : « Attends, j'ai renversé un enfant. Ah non, ce n'est pas un enfant... » Les effets spéciaux ajoutent à l'étran­geté, renversant les proportions, inventant un être singulier... « Ce n'est pas vraiment un nain, poursuit Bruno, un lilliputien, peut-être ? »

Peut-on tomber amoureux(se) d'une personne à ce point... différente ? C'est un sujet pour les frères Farrelly, qui l'ont à demi traité dans L'Amour extra-large, vantant la beauté intérieure de l'individu. Mais Laurent Tirard, qui a trouvé ce sujet dans un film argentin inédit en France (Corazón de León, en 2013), aime moins la co­médie dérangeante que la fable — à la Marcel Aymé, disons. Pas de sous-texte graveleux : si la taille finit par compter aux yeux de l'héroïne, ce n'est pas tant en elle-même qu'à cause du regard féroce des autres sur ces centimètres en moins. S'amorce, alors, une réflexion sur la différence, généreuse, mais parfois au bord de la mièvrerie. Quand il est farcesque, le film est drôle. Quand il est romantique, il est plus convenu. Les scènes où la question du handicap est abordée sérieusement sont intéressantes. Pourquoi ne sont-elles pas plus nombreuses ?

Un homme à la hauteur a pourtant deux atouts majeurs. D'abord l'interprétation du trio principal : face à Dujardin, très sobre, la blonde Virginie ­Efira possède un indéniable abattage comique — et quelque chose de direct, de franc qui est très attachant. Son ex est joué comme un irrésistible sale mec par le réalisateur Cédric Kahn. Ensuite, la mise en scène « ligne claire » de Laurent Tirard ne manque pas d'élégance, plutôt une rareté dans les comédies françaises. Un doute de fond subsiste : et si le « nain » Dujardin n'avait pas été riche, et donc ultra bien sapé, et sacrément généreux, l'héroïne l'aurait-elle seulement regardé, ce petit bonhomme ? — Aurélien Ferenczi
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Tracks (Tracks)

919 
Aventure ++ Autres 2013 112 min.
John Curran Mia Wasikowska (Robyn Davidson), Adam Driver (Rick Smolan), Rainer Bock (Kurt Posel), Rolley Mintuma (M. Eddy), Robert Coleby (Pop), Emma Booth (Marg), Jessica Tovey (Jenny), John Flaus (Sallay)
http://www.telerama.fr/cinema/films/tracks,493348.php
Synopsis :

En 1975, Robyn Davidson, une jeune femme en quête de sens, abandonne sa vie urbaine pour traverser le désert Australien sur 3200 km. Sa solitude sera troublée par Rick Smolan, un photographe du National Geographic qui couvre son expédition. Inspiré d’une histoire vraie, son périple est jalonné de rencontres qui lui permettent de s’ouvrir au monde et de découvrir sa force intérieure.
Critique :

Une femme parcourt 2500 kilomètres à pied dans le désert australien avec quatre chameaux et son chien. Présentée en 2013 à la Mostra, la longue marche de Mia Wasikowska a donc mis presque trois ans pour arriver sur nos écrans. Tracks est adapté d’un sujet du National Geographic sur Robyn Davidson, une femme qui, en 1977, a financé son projet fou de parcourir à pied le désert australien jusqu’à l’océan Indien en acceptant de devenir le sujet d’un reportage. Le résultat à l’écran – un voyage silencieux dans les paysages grandioses de l’Outback dépouillé de tout discours ou réflexion existentielle – ne transcende pas son matériau d’origine, mais ne manque pas d’une certaine grâce. Tout comme l’impénétrable Mia Wasikowska.
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Desierto (Desierto)

913 
Thriller Mexique 2015 88 min.
Jonás Cuarón Gael García Bernal (Moïse), Jeffrey Dean Morgan (Sam), Alondra Hidalgo (Adela), Diego Catano (Mechas), Marco Pérez (Lobo), Oscar Flores (Ramiro), David Lorenzo (Ulysse), Butch McCain (Un animateur radio)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=224784.html
Synopsis :

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l'immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.
Critique :

Repéré pour sa collaboration avec son père pour Gravity, Jonás Cuarón révèle avec ce deuxième long un instinct de cinéma phénoménal, qui rappelle Duel, de Spielberg. Variation sur le thème des Chasses du comte Zaroff, le film établit très vite une dynamique implacable: un chasseur et ses proies s’affrontent dans un décor exploité pour ses possibilités dramatiques. Le climat est générateur de suspense. Le relief, la végétation et la faune sont des dangers ou des atouts: une cachette qui sauve la vie peut se transformer en piège mortel. Jeffrey Dean Morgan se qualifie pour le prix de l’ordure de l’année en incarnant un raciste convaincu, du genre à voter Trump, mais à regret, faute de candidat plus radical.
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Blood Father (Blood Father)

910 
Thriller France 2016 88 min.
Jean-François Richet Mel Gibson (John Link), Erin Moriarty (Lydia), Diego Luna (Jonah), Michael Parks (Preacher), William H. Macy (Kirby Curtis), Dale Dickey (Cherise), Thomas Mann (Jason), Miguel Sandoval (Arturio Rios)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228047.html
Synopsis :

John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation.C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille…Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné.Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…
Critique :

Faut pas gonfler Mel Gibson à la ville comme à l’écran. Après s’être beaucoup (trop) illustré par sa propension au scandale, l’ancien Mad Max revient enfin sur les plateaux pourBlood Father de Jean-François Richet. Il est impossible de ne pas penser à sa véritable personnalité devant ce père alcoolique repenti aspiré dans une spirale de violence quand des trafiquants de drogue menacent sa fille chérie.

Une affaire de transmission
Présentée à Cannes en séance de Minuit, cette adaptation d’un roman de Peter Craig insiste sur le rôle de ce père aimant et brutal quand on attaque sa progéniture. « Mon film relève de la transmission, explique Jean-François Richet. La transmission de la survie, la transmission de l’émancipation, la transmission de l’amour et du sacrifice pour les siens. » Le charisme de son acteur est l’atout majeur d’un film efficace.

Convaincant et séduisant
Le réalisateur de Mesrine (2008) a su capter la rage de la star qu’on n’avait pas vue aussi en forme depuis Le complexe du castor (Jodie Foster, 2011). Canalisant l’énergie de Gibson, Richet lui permet d’apparaître à la fois tendre et violent dans une composition où l’acteur semble avoir retrouvé ses moyens. Barbu, grisonnant et séduisant, il laisse voir ses rides de sexagénaire. « J’incarne un papa de cinéma d’action en même temps qu’un personnage avide de rédemption » s’amuse l’acteur. Remis sur le droit chemin, il vient de diriger Hacksaw Ridge sur un objecteur de conscience pendant la Seconde Guerre mondiale.
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Where To Invade Next (Where To Invade Next)

909 
Documentaire USA 2015 120 min.
Michael Moore
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=239918.html
Synopsis :

Dans son nouveau documentaire, Michael Moore décide de s'amuser à envahir le monde pour déterminer ce que les États-Unis peuvent apprendre des autres pays.
Critique :

L'Afghanistan ? C'est fait. L'Irak ? Aussi. « Où lancer la prochaine invasion » (Where to invade next) ? Toujours aussi facétieux, Michael Moore imagine que l'Amérique a, cette fois, jeté son dévolu sur l'Europe tout entière. Et que c'est à lui, le militant gaucho poil à gratter, le perpétuel gêneur, qu'un aréopage de généraux surdécorés du Pentagone confie cette délicate mission. Sept ans après son film précédent (Capitalism : a love story), le voilà donc parti (en barque), armé d'un grand drapeau étoilé et de sa seule curiosité, pour nos exotiques contrées pleines de services publics et d'allo­cations chômage. Son éternelle casquette de base-ball vissée sur le crâne, il nous rejoue Candide en version yankee, s'émerveillant à chaque étape et chaque rencontre de son périple touristico-politique au paradis du « Wel­fare State » : ah, les huit semaines de congés annuels en ­Italie, oh, les conventions collectives en Allemagne...

Collecte itinérante de bonnes idées à rapporter coûte que coûte en Amérique, ce documentaire a toutes les qualités et les défauts typiques du réa­lisateur de Roger et moi et Bowling for Columbine : l'usage de la farce bouffonne et de la simplification pour faire passer ses convictions, mais aussi une indéniable et ludique efficacité dans la transmission du message.

Vu d'ici, son panorama — un thème par pays — ressemble à une divertissante collection de cartes postales politiques colorées, à la limite du cliché. On s'extasie sur l'université gratuite en Slovénie. On se balade dans une ­prison modèle de Norvège. On se délecte d'un menu gastronomique dans une cantine française (au moins trois plans de camembert). S'agacer, devant cette fresque dans l'Europe de Oui-Oui, ce serait pourtant oublier l'essentiel. Ce n'est pas à nous, citoyens du Vieux Continent, que le réalisateur s'adresse, mais à ses compatriotes. Il ne s'intéresse jamais qu'aux Etats-Unis, avec la passion obsessionnelle des patriotes bafoués. Quand il passe la frontière, c'est pour mieux dessiner, en négatif, la faillite et la violence du libéralisme maison, pour collecter les outils d'un argumentaire destiné à l'Amérique et aux Américains. Ce drôle de voyage, surtout en ces temps troublés de ­campagne électorale outre-Atlantique, détaille peu à peu un véritable programme politique, fondé sur la soli­darité sociale. A gauche toute. — Cécile Mury
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Astérix et les Vikings (Astérix et les Vikings)

907 
Animation France 2006 78 min.
Stefan Fjeldmark, Jesper Møller Roger Carel, Jacques Frantz, Lorànt Deutsch, Sara Forestier, Pierre Palmade, Pierre Tchernia, Bernard Alane, Marc Alfos
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54220.html
Synopsis :

C'est l'événement ! Le petit village gaulois accueille Goudurix, le neveu du chef, et Astérix et Obélix sont chargés d'en faire un homme, un vrai. Sous ses airs arrogants, cet ado qui arrive de Lutèce n'est qu'un gros froussard et l'entraînement de choc qu'il va subir risque de ne pas y changer grand-chose...Au même moment, les Vikings débarquent en Gaule, décidés à trouver un "champion de la peur" qui pourra, comme l'a promis leur mage, leur apprendre à voler, puisque, selon lui, "la peur donne des ailes"...Lorsque Goudurix est enlevé par les Vikings, c'est la catastrophe ! Astérix et Obélix doivent tout faire pour le retrouver. Pendant qu'ils se lancent à sa recherche jusque dans le Grand Nord, leur jeune protégé, embarqué malgré lui dans un infâme complot, va découvrir la belleet intrépide Abba et s'apercevoir que l'amour fait parfois l'effet d'un coup de poing...D'après l'oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo. Droits d'adaptation : les Editions Albert René.
Critique :

Trempez l'album d'Astérix et les Normands dans une potion numérique, vous verrez apparaître une colombe voyageuse baptisée SMS, un Viking bas du casque sosie de Schwarzenegger, une donzelle sans cervelle pseudo-féministe, une boîte de nuit où l'on se déhanche sur du funk et du rap... Innovations inutiles qui ne perturbent pas les deux héros de la célèbre BD de Goscinny et d'Uderzo, dont les gauloiseries d'usage restent fidèles à leur réputation. En résumé : quand ils sont là, on s'amuse, quand ils s'éclipsent, on se crispe
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S.O.S. Fantômes (Ghostbusters 2006)

899 
Comédie USA 2016 117 min.
Paul Feig Melissa McCarthy, Kristen Wiig, Kate McKinnon, Leslie Jones (II), Chris Hemsworth, Charles Dance, Michael K. Williams, Andy Garcia
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126155.html
Synopsis :

Nouvelle version de la comédie surnaturelle S.O.S Fantômes avec un casting féminin. Les fantômes n’ont qu’à bien se tenir !
Critique :

Il y avait de quoi avoir peur. Très peur. D’abord parce que l’idée de remaker un classique des années 80 "intouchable" qui, de l’avis général, avait déjà tous les atouts pour plaire, n’avait sur le papier pas beaucoup de sens. Ensuite, modernité oblige, le travail d’adaptation a simplement consisté à constituer un casting 100% féminin. Joli défi dans l’industrie machiste d’Hollywood, mais l’argument artistique est, hum…, assez mince. Si on ajoute la bande-annonce la plus détestée de l’histoire de Youtube… ça ne faisait pas de très bons indices quant à la qualité de ce remake.

Mais le film arrive enfin. Et, tadam : il est plutôt réjouissant. La force de ce remake, c’est précisément son casting. Les reines du SNL sont là : Melissa McCarthy, Kristen Wiig, Kate McKinnon et Leslie Jones portent la comédie vers des sommets de drôlerie teigneuses, loufoques ou sophistiquées. L’alchimie est parfaite entre les quatre dames qui ont chacune leur style de comédie et la mise en scène de Paul Feig laisse suffisamment de liberté aux comédiennes pour qu’elles puissent exister. Feig fait preuve d’un sens du rythme et d’une sophistication souvent réjouissante (mais parfois trop bizarre pour fonctionner). Evidemment, il y a quelques moments de flottements (le final dans Central Park) ou quelques caméos paresseux. Et puis l’impression que Feig a voulu être trop respectueux de l’original pour s’affranchir totalement du premier Ghostbuster (tout y est du slime à la chanson en passant par la bagnole). Ce n’est peut-être pas très original. Mais ce nouveau Ghostbuster a finalement réussi et ça tombe bien. Pierre Lunn

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Equals (Equals)

893 
Science-fiction USA 2015 101 min.
Drake Doremus Kristen Stewart, Nicholas Hoult, Guy Pearce, Jacki Weaver, Kate Lyn Sheil, Aurora Perrineau, Toby Huss, Scott Lawrence
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=224950.html
Synopsis :

Dans un monde où les sentiments sont considérés comme une maladie à éradiquer, Nia et Silas tombent éperdument amoureux. Pour survivre, ils devront cacher leur amour et résister ensemble.
Critique :

En compétition au Festival de Venise 2015, « Equals » faisait office d'anomalie, malgré la présence toujours aussi magnétique de Kristen Stewart (la saga "Twilight", "Sils Maria") au générique. Formant un couple idéal à l'écran avec Nicholas Hoult ("Jack le chasseur de géants", "Warm bodies", "Mad Max : Fury road") pour les midinettes en poussées de vapeur, il y avait certes là motif à un beau défilé sur tapis rouge, alors que s'étalait sur l'écran l'abyssale vacuité d'un scénario aux thèmes maintes fois rebattus.

Nouveau film d'anticipation proposant une approche d'un monde futuriste déjà vue cent fois, « Equals » ne provoque ni surprise ni tension, encore moins émotion. Du côté décors on pense d'emblée avec la vision de la chambre du "héros" (vide, dont les meubles sortent des murs) et de l'entreprise globalisante pour laquelle il travaille, à « Total recall » ou « Le cinquième élément », ou encore à « Bienvenue à Gattaca ». Et pour l'aspect monde contrôlant toute émotion, on pense forcément à « Pleasanrville » ou à « The island », si ce n'est à tous ces univers imaginaires ségrégatifs sous prétexte de paix sociale (« Divergente », « Hunger games »).

Point de réel danger ici, mais simplement un scénario faiblard qui se concentre sur l'histoire d'amour et peut se résumer en trois lignes : un homme commence à ressentir quelque chose, il rencontre une jeune femme dont il tombe amoureux et leur désir de partir ensemble sera forcément contrarié. Le problème principal est que les scénaristes ne se sont même pas donné la peine de construire quoi que ce soit autour des deux personnages, dont les seuls contacts amoureux sont sensés émoustiller (et donc suffire) au public ado écervelé visé.

Avec quasiment aucune donnée sur ce monde limite totalitaire, rien sur le fameux lieux où ils voudraient s'enfuir, aucun développement sur les velléités de l'ennemi, tout cela est bien mince. Et même Kristen Stewart qui illumine l'écran de sa beauté plastique, paraît ici bien fade. Mème le travail sur la pureté des lieux, l'utilisation régulière d'un triste filtre bleu et le contraste entre la couleur de la peau et le gris-blanc des lieux, n'arrive pas à rattraper la vacuité du projet. Regrettable.
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Urge (Urge)

890 
Thriller USA 2015 89 min.
Aaron Kaufman Pierce Brosnan, Ashley Greene, Alexis Knapp, Danny Masterson, Justin Chatwin, Bar Paly, Chris Geere, Nick Thune
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134320.html
Synopsis :

Dans une petite ville rurale, la population est soudain réduite à utiliser ses plus bas instincts, sexuels et violents, après avoir été exposé à une expérimentation gouvernementale secréte qui a échoué. Un petit groupe de personnes qui n'a pas été touché tente de survivre et de révéler la vérité derrière ce mystérieux accident.
Critique :

It's a weird one, but a cool one.

Pierce Brosnan plays a unique pusher man who gives a group of young people a drug that will let you know what it feels like to live without the boundaries of society holding you back for one night only.

Danny Masterson plays a man who is part of the one percent and wants to supply his friends with the drug for more than one night.

The problem is when you take a drug more than once it gives you total freedom to do whatever you feel like with no regrets and to have a world with no boundaries is a dangerous one.

The beauty of the film is how messed up these people got. It was well acted when these people just started doing what they wanted.

Best way to watch it, is to cling to the person in the film you most relate too (their was this one girl who after taking the drug twice wondered what it would be like to smash a Kim Kardashian type's head into a window for being annoying, so she did)

Also giving mad points to the great music in the film that really set the tone and was super impressive, making up for the not so great cinematography.

Urge you to see it.
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Sanctuaire (le) (The Hallow)

887 
Horreur UK 2015 97 min.
Corin Hardy Joseph Mawle, Bojana Novakovic, Michael McElhatton, Michael Smiley, Gary Lydon, Stuart Graham, Stephen Cromwell, Conor Craig Stephens
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=235389.html
Synopsis :

Envoyé en Irlande par son entreprise afin d’élaborer un nouveau projet de recherche, Adam Hitchens s’installe, avec sa femme et leur bébé, en plein cœur d’une forêt mystérieusement épargnée par le déboisement industriel. Mis en garde par les habitants du village voisin contre une terrifiante menace qui pèse sur leur fils, le couple fait d’abord preuve de scepticisme, avant de réaliser qu’ils seront seuls à lutter contre les gardiens de ce « sanctuaire »…
Critique :

Premier film d'un auteur de courts et de clips remarqués pour leur richesse visuelle, cette série B horrifique précipite un arboriste et sa famille dans une Irlande de légende : les habitants de la forêt qu'il étudie pour un prochain défrichement sont carrément hostiles, d'autant qu'un envahissant champignon zombie (il existe et se nomme Ophiocordyceps unilateralis) en a transformé quelques-uns en mutants cannibales... Scénario ultra minimal, mais plaisir d'une galerie de monstres qui régale le tératophile : bébés difformes, créatures mi-animales mi-végétales, glu noire et poisseuse qui souille inexorablement les vivants. Bien dégueu, donc bien réussi, avec quelques effets spéciaux à l'ancienne : « stop motion » plutôt que numérique à tous crins. Un auteur à suivre. — Aurélien Ferenczi.
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Bottle Rocket (Bottle Rocket)

885 
Comédie USA 1996 92 min.
Wes Anderson Owen Wilson, Luke Wilson, Rob Lowe, Andrew Wilson, James Caan, Teddy Wilson, Janie Tooley, Lumi Cavazos
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=39496.html
Synopsis :

A peine sortie de l'hôpital où il était traité pour dépression, Anthony rejoint son ami Dignan. Les deux hommes imaginent un plan de casse. Ils décident d'aller demander l'aide de Mr. Henry.
Critique :

On retrouve dans cette œuvre de jeunesse de Wes Anderson son goût pour les excentriques socialement ineptes, son regard plein de bienveillance pour ses personnages et sa vision très "zen" des aléas de l'existence. Tous ces éléments font de Bottle Rockett une expérience cinématographique pleine d'authenticité et de charme. En revanche, sur le plan technique, ce premier long-métrage n'est pas aussi travaillé que ces successeurs et souffre d'un rythme placide qui ne plaira pas à tous les spectateurs. Cela n'en reste pas moins une comédie touchante, doublée d'une belle réflexion sur l'amour et l'amitié.
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Rushmore (Rushmore)

884 
Comédie USA 1998 89 min.
Wes Anderson Jason Schwartzman, Bill Murray, Olivia Williams, Seymour Cassel, Brian Cox, Mason Gamble, Connie Nielsen, Luke Wilson
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=21344.html
Synopsis :

Les mésaventures de Max Fischer, élève de la Rushmore Academy. Personnage hors normes, génie fougueux et brouillon, Max ne peut fournir qu'un minimum d'efforts à ses études et s'est résigné à devenir l'un des pires cancres de son établissement. En dépit de ses échecs scolaires et des admonestations répétées de son directeur, Rushmore n'en reste pas moins à ses yeux un paradis et un sanctuaire idéal pour exercer en toute liberté son inlassable créativité.
Critique :

Blazer bleu marine, lunettes d'intello et frange noire, Max Fisher a tout de l'écolier modèle. Mais ce n'en est pas un. Un cancre, peut-être ? Pas tout à fait, Max est bien trop sérieux... La première qualité de Rushmore, situé en grande partie dans un lycée américain de prestige, c'est de balayer élégamment les stéréotypes. Ni génie précoce ni glandeur invétéré, Max Fisher est un garçon curieux, difficile à cerner. Un phénomène avec lequel on va petit à petit faire connaissance. Sans qu'au final on ne soit jamais sûr de ce qu'il est. D'origine modeste, débordant d'imagination et obstiné, Max ne fait rien en classe, mais il anime avec fougue une bonne dizaine de clubs (ball-trap, aviation, kung-fu...), écrit des pièces de théâtre et cause aux femmes comme un adulte. Au fil du récit, son portrait de loser exalté s'étoffe, puis cède la place à un triangle amoureux original qui réunit notre jouvenceau, Mr Blume (Bill Murray), un industriel neurasthénique tombé sous son charme, et miss Cross, professeur gracieuse qui chavire leur coeur. L'amitié et la trahison, l'amour et la jalousie, tous ces thèmes éculés sont ici réactivés par le biais de deux excentriques lunaires et d'une muse : trois solitaires qui cachent leurs blessures avec classe. Fable lycéenne, roman d'apprentissage sentimental, comédie douce-amère... on serait bien en mal de classer ce film coloré, qui a le charme d'une rêverie mélancolique. Plus d'une fois, on se croirait dans les années 60. De fait, rien ne dit que l'action se situe réellement aujourd'hui. Rushmore est un drôle de film intemporel. Collage d'instantanés façon pop art, cadrages originaux, BO épatante (des Kinks aux Who, en passant par Yves Montand !), tout concourt au bain de jouvence. On n'est pas loin du clip, mais un clip nouvelle manière, romantique et mystérieux... Jason Schwartzman, véritable révélation, mélange de Dustin Hoffman jeunot et de chanteur pop, ne sourit jamais ; Bill Murray, burlesque dans un registre totalement impassible (un grand acteur, on ne le dira jamais assez), non plus. Et si c'était ça le secret du film : faire la gueule en beauté. Jacques Morice.
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Insaisissables 2 (Now You See Me 2)

882 
Action USA 2016 130 min.
Jon M. Chu Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Dave Franco, Daniel Radcliffe, Lizzy Caplan, Jay Chou, Sanaa Lathan
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=223199.html
Synopsis :

Un an après avoir surpassé le FBI et acquis l’admiration du grand public grâce à leurs tours exceptionnels, les 4 Cavaliers reviennent ! Pour leur retour sur le devant de la scène, ils vont dénoncer les méthodes peu orthodoxes d’un magnat de la technologie à la tête d’une vaste organisation criminelle. Ils ignorent que cet homme d’affaires, Walter Marbry, a une longueur d’avance sur eux, et les conduit dans un piège : il veut que les magiciens braquent l’un des systèmes informatiques les plus sécurisés du monde. Pour sortir de ce chantage et déjouer les plans de ce syndicat du crime, ils vont devoir élaborer le braquage le plus spectaculaire jamais conçu.
Critique :

On prend quasiment les mêmes et on recommence. A part Lizzy Caplan qui remplace Isla Fisher dans le rôle de l'atout féminin du quatuor magique, « les quatre cavaliers » se reforment pour contrer les plans d'un millionnaire geek (Daniel Radcliffe) à la recherche d'une puce qui lui permettrait de pirater tous les ordinateurs de la planète. Les fans du premier « Insaisissables » en retrouveront tous les ingrédients : humour, tours spectaculaires, retournements de situation. Avec en prime de l'exotisme — la moitié du film se passe à Macao — et des révélations. Pas grand-chose de nouveau sous le chapeau, mais le tour de passe-passe s'avère toujours aussi distrayant.
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DieuMerci ! (DieuMerci !)

881 
Comédie France 2015 95 min.
Lucien Jean-Baptiste Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Delphine Théodore, Olivier Sitruk, Firmine Richard, Michel Jonasz, Jean-François Balmer, Edouard Montoute
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=235845.html
Synopsis :

À sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu'il finance par des missions d'intérim. Mais il n'est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit "emmerdeur". Il l’accueille dans sa vie précaire faite d'une modeste chambre d'hôtel et de chantiers. Au fil des galères et des répétitions, nos deux héros vont apprendre à se connaître et s’épauler pour tenter d'atteindre l'inaccessible étoile.
Critique :

On va être gentil avec cette comédie dramatique de l'auteur de La Première Etoile. Car Lucien Jean-Baptiste met tout son coeur dans cette histoire, très autobiographique, d'un homme frappé par le pire des drames qui réalise son rêve : devenir comédien... Comment un Black et un petit bourge (Baptiste Lecaplain, très bien ) s'agacent, s'entraident pour mieux jouer ensemble... Roméo et Juliette ! Ce film de potes témoigne joliment, en creux, de la difficulté à être un acteur noir en France, de la vie harassante des ouvriers intérimaires et de l'ambiance pas piquée des vers dans les hôtels sans étoile de la Goutte-d'Or. Attachant... — Guillemette Odicino
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The Rezort (The Rezort)

872 
Horreur ++ Autres 2015 93 min.
Steve Barker Dougray Scott, Jessica De Gouw, Martin McCann, Claire Goose, Catarina Mira, Jassa Ahluwalia, Sam Douglas, Richard Laing, Shane Zaza, Bentley Kalu, Robert Firth, Jamie Ward, Elen Rhys, Sean Power, Kevin Shen
http://imdb.com/title/tt3923662
Synopsis :

Pendant que le monde se remet d’un épisode zombie chaotique, un parc « zafari » est construit sur une île exotique. Ce parc offre la possibilité à ceux qui s’y aventurent d’observer des morts-vivants et même d’en éliminer lors de mises en situation… Hélas, le séjour prend un tout autre tournant
Critique :

This is a good movie.The producer wanted a Jurassic Park-like movie with zombies instead of dinosaurs.They succeeded.I won't bore with what the movie is about more than that.I was impressed by the acting.Most b flicks have actors with poor skills.These actors act as if they were in a big budget blockbuster.No phoning it in, in The Rezort.Character development happens while the action takes place so there is no boring first half hour.Thank you for that! This is how an action movie should be...just enough character development as we go along so we care about the characters and still get to be thrilled by the action.The location(Phillipines) and props are interesting and engaging.This doesn't seem like a low budget movie.However,i would have preferred the "disaster" happen a little less suddenly,it seemed a little rushed.It does set up several situations for us to want follow up on though.The zombies are different from the usual zombie in that they seem a little smarter than they should be..but that makes the Rezort and it's purpose all the more compelling and controversial.A little cheesy at times but nothing too over the top.Great make up effects,great camera work..this is a professionally made movie.Worth a watch...you might even watch it again.It borders on b flick for its few flaws but overall this is not a b flick SYFY movie.

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Rituel du 9e jour (le) (Sacrifice)

871 
Thriller USA 2016 91 min.
Peter A. Dowling Radha Mitchell, Rupert Graves, Ian McElhinney, David Robb, Liam Carney, Joanne Crawford, Conor Mullen, Peter Vollebregt, Declan Conlon, Lesa Thurman, Rachel Oliva, Megan Riordan, Deirdre Monaghan, Aron Hegarty, Hilary Rose
http://imdb.com/title/tt2078718
Synopsis :

Bouleversée par une fausse couche, Tora Hamilton, gynécologue, quitte la ville de New York pour s'installer avec son mari sur une île écossaise des Shetland, dont il est originaire et où ils vont faire appel à une mère porteuse. Profondément enfouie dans la tourbe qui entoure sa maison, Tora découvre par hasard le corps d'une femme dont le coeur a été arraché et le dos marqué d'un alphabet runique. Face au désintérêt manifeste de la police, la jeune femme s'obstine et découvre l'existence d'une légende locale parlant de sacrifices rituels...
Critique :

Fairly run of the mill thriller. A woman moves to a remote Scottish island and stumbles onto a buried body. And so the 'mystery' begins....Nothing special here but still enjoyable. Overall the story is quite standard and predictable. Even the twists and turns can be seen a mile away. Don't expect to be wowed or anything.The only thing that lifts this movie in to something worth seeing is the lead actress (Radha Mitchell). Every time Radha was on screen she stole the show in this otherwise bland experience. Her convincing performance makes this movie. Overall a good movie for a rainy day. Just don't expect Oscar material.

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Independence Day : Resurgence (Independence Day: Resurgence)

870 
Science-fiction USA 2016 121 min.
Roland Emmerich Liam Hemsworth, Jeff Goldblum, Bill Pullman, Jessie Usher, Maika Monroe, Vivica A. Fox, Sela Ward, William Fichtner
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181061.html
Synopsis :

Nous avons toujours su qu'ils reviendraient. La terre est menacée par une catastrophe d’une ampleur inimaginable. Pour la protéger, toutes les nations ont collaboré autour d’un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterrestre récupérée. Mais rien ne peut nous préparer à la force de frappe sans précédent des aliens. Seule l'ingéniosité et le courage de quelques hommes et femmes peuvent sauver l’humanité de l'extinction.
Critique :

Après avoir découvert que la UFO mini avait des problèmes avec son système informatique de bord piratable par le premier primate venu, les Aliens reviennent encore plus gros et encore plus fort et ils ne sont pas contents (en même temps vu la pollution visuelle qu'ils ont capté, c'est un peu normal). Alors si le film n'a rien d'intelligent, il remplit parfaitement son rôle de film popcorn en suivant le cheminement classique du film catastrophe (Présentation > Désespoir > Espoir> Youpi Youpa). Celui qui a apprécié le 1er, qui aime voir des Aliens arriver en bombant le torse et se prendre des coups de tatanes va au minimum apprécier le 2eme opus. Celui qui a vomi devant les incohérences, les scènes invraisemblables du premier et qui fait des cauchemars en repensant au discours du président, il peut passer son chemin (même si ce serait sympa de rentabiliser le projet car la fin ouvre la porte à quelque chose de vraiment sympa).
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Rebirth (Rebirth)

868 
Thriller USA 2016 100 min.
Karl Mueller Nicky Whelan, Adam Goldberg, Harry Hamlin, Andrew J. West, Fran Kranz, Kat Foster, Eric Ladin, Kevin Bigley
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=246008.html
Synopsis :

Envoyé par un vieil ami à un séminaire de développement personnel, un père de famille se trouve entrainé dans une spirale mêlant violence, séduction et psychodrame.
Critique :

Karl Mueller nous place immédiatement au même niveau que Kyle, le personnage principal. On ne sait pas ce qu'il se passe, on a l'impression d'avoir atterri au milieu d'une secte, mais c'est tellement intrigant qu'on reste pour voir ce qu'il va se passer. Kyle va vivre une expérience bizarre et dérangeante qui va le mettre à rude épreuve autant physiquement que psychologiquement. La séquence entre le moment où tout s’enchaîne jusqu'à la "délivrance" est vraiment la meilleure période du film parce qu'on avance encore masqué et tout peut arriver puis il y a une très bonne ambiance ainsi qu'une très forte tension. Quand l'histoire se dévoile, le film perd un peu en intérêt, car elle est finalement très simple et perd aussi en crédibilité lors de la "sortie" puis que dire des derniers instants... Si on omet la fin, j'ai beaucoup aimé le film qui est captivant grâce à tout ce mystère ce qui est une habitude pour Karl Mueller qui a fait une nouvelle fois du bon travail et a bien géré le truc tout comme les acteurs qui sont très convaincants.
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Colonia (Colonia)

866 
Drame France 2015 110 min.
Florian Gallenberger Emma Watson, Daniel Brühl, Michael Nyqvist, Richenda Carey, Vicky Krieps, Jeanne Werner, Julian Ovenden, August Zirner
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=231836.html
Synopsis :

Chili, 1973. Le Général Pinochet s'empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d'Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d'une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n'est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad.
Critique :

Santiago du Chili, 1973. Un Allemand et une Anglaise se retrouvent dans la tourmente du coup d'Etat militaire contre Salvador Allende. Capturés pendant une manifestation, ils sont expédiés à la Colonia Dignidad, un camp secret dirigé par un ancien nazi. Cet enfer, entre secte démente et prison politique, a vraiment existé. Le film, porté par le charisme de ses comédiens, est un peu trop romanesque, mais il a le mérite d'éclairer une horreur méconnue du régime de Pinochet. — Cécile Mury.
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Fever (Fever)

865 
Drame France 2014 80 min.
Raphaël Neal Martin Loizillon, Pierre Moure, Julie-Marie Parmentier, Philippe Laudenbach, Sabrina Seyvecou, Françoise Lebrun, Marie Bunel, Pascal Cervo
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=229102.html
Synopsis :

Paris, au début des années 2000. Damien et Pierre, deux lycéens brillants, assassinent un femme repérée dans la rue, à quelques semaines du bac... En sortant de l'immeuble de la victime, une passante, Zoé, les remarque et va développer une véritable obsession pour leur crime.
Critique :

Très beau film. Damien est un personnage ambigüe, qui recherche quelque chose d'exceptionnel et qui dans sa recherche, vacille entre des moments d'extases pas loin de la folie et des chutes dans la réalité où il se retrouve face sa conscience. Il entraînera dans son délire Pierre, son meilleur ami plein d'admiration. Pierre le suivra...beaucoup trop loin. Le film pose des questions intéressantes. Jusqu'où sommes nous capable de suivre une personne qu'on aime et qu'on admire ? Et dans ce cas là, sommes nous vraiment responsable de nos actes ? Le film fait réfléchir dans une ambiance à la fois légère, portée par la musique de Camille, et pesante car la culpabilité des deux adolescents reviens sans cesse comme un écho. Il est rare, sur un premier film, de sentir déjà le style du réalisateur. Pour Raphaël Neal, c'est un pari réussi. Céline Lesage.
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The Master of kung-fu (Dao shi xia shan)

863 
Action Chine/Hong-Kong 2015 119 min.
Chen Kaige Wang Baoqiang, Aaron Kwok, Chang Chen, Chiling Lin, Wah Yuen, Jaycee Chan
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=240898.html
Synopsis :

Après avoir été expulsé de son monastère, un jeune moine entame un périlleux voyage et se retrouve confronté à de nombreuses épreuves
Critique :

Ce film n'a pas l'histoire la plus développée qui soit, bien qu'elle soit belle, mais comme indiqué sur sa page, c'est "un incontournable pour les fans du genre". Une superbe réalisation de kung-fu, à l'esthétisme la plus aboutie qu'il m'ait été donnée de voir, sans exagérer. Je pense que les scènes de combat ont été très dures à faire, et c'est ça que je récompense dans ma note, en plus du côté vraiment réussi de cet esthétisme asiatique de toute beauté. Et en plus, c'est bien joué. Je vous le recommande si vous aimez ce genre de film.
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Divergente 3 : au-delà du mur (The Divergent Series: Allegiant)

859 
Science-fiction USA 2016 120 min.
Robert Schwentke Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels, Miles Teller, Ansel Elgort, Zoë Kravitz, Maggie Q, Ray Stevenson
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=225920.html
Synopsis :

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu'ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu'ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d'éclater...
Critique :

Toujours aussi sympathique cette série Divergente avec ce troisième opus qui permet d’en savoir plus sur ce qui se passe en-dehors de la cité forteresse de Chicago. On retrouve le casting de jeunes acteurs sympas, avec en plus le plaisir de retrouver un vétéran comme Jeff Daniels dans le rôle d’un gourou aux ambitions louches. L’intégralité du design futuriste louche fortement du côté d’Oblivion, tandis que la musique voudrait imiter celle de Tron. Ce sont d’excellentes références pour moi, mais cela enlève un peu de personnalité au film, d’autant que la réalisation de Robert Schwentke est efficace, mais plutôt impersonnelle. Il a au moins eu le mérite de faire passer la saga à la vitesse supérieure d’un point de vue visuel depuis le deuxième segment. Bref, du travail de pro pour un résultat calibré (peut-être un peu trop justement) afin de plaire aux ados, surtout aux filles d’ailleurs. Il n’est pas interdit d’y prendre plaisir, même si on a dépassé la limite d’âge prescrite depuis longtemps, comme votre serviteur.
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Orgueil et Préjugés et Zombies (Pride and Prejudice and Zombies)

857 
Horreur UK/USA 2016 108 min.
Burr Steers Lily James, Sam Riley, Bella Heathcote, Douglas Booth, Suki Waterhouse, Ellie Bamber, Millie Brady, Sally Phillips
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=176551.html
Synopsis :

Depuis une cinquantaine d'années, l'Angleterre subit une mystérieuse épidémie entraînant une invasion de zombies. L'arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage réjouit la famille Bennet qui compte cinq filles à marier.
Critique :

A la base Orgueil et Préjugés et Zombies est un roman parodique de Seth Grahame-Smith, lui-même inspirée du vrai roman Orgueil et Préjugés écrit par Jane Austen.

Déjà adapté deux fois au cinéma, dont une version réalisée par Robert Z. Léonard en 1940 et une plus populaire réalisé par Joe Wright en 2005, nous voici avec une nouvelle relecture pour 2016...

Orgueil et Préjugés et Zombies est un film sympathique, mais malheureusement le long-métrage ne va pas jusqu’au bout de son concept. Effectivement, il est vraiment dommage que le film n’accentue et n’assume pas complètement son côté guerrière bad-ass des cinq filles Bennett. Pourtant le contexte de l’histoire est superbement bien introduit dans une séquence en animation sur papier qui nous explique comment l’Angleterre a géré l’invasion zombie, mais également que les familles les plus aisées ont appris les arts martiaux japonais, tandis que les plus pauvres ont appris la maîtrise des arts martiaux chinois. En bref, cette intro n’augurait que du très bon pour la suite du long-métrage !

Il est dès lors vraiment dommage que le film ne s’assume pas complètement, d’autant que le scénario plutôt bien écrit respecte quasiment à la lettre près la version « normal » d’Orgueil et Préjugés et l’on pouvait légitimement s’attendre à ce que le film nous offres plus d’action. Et si heureusement il y a bien un peu d’action et quelques scènes plutôt sympathiques, malheureusement ce n’est pas assez, d’autant plus que la bande-annonce mettait fort en avant le côté guerrier, sanguinaire et gore du film.

Le spectateur se rendra vite compte finalement que l’histoire se révèle assez pauvre en séquences bad-ass dézinguages de zombies et compagnie… Et ce malgré que le long-métrage pullule de bonnes idées, comme par exemple celle voulant que les cinq filles soient des expertes en kung-fu et de redoutables tueuses de zombies, d’ailleurs la scène du bal sera très révélatrice de leur maîtrise martiale et reflète parfaitement ce qu’aurait du être l’entierté du long-métrage… Où encore le fait que les zombies gardent leur intelligence et sont capable de tendre des pièges aux êtres humains. Malheureusement toutes ces merveilleuses idées ne suffisent pas et resteront très anecdotiques.

Ce manque d’audace de la part du scénariste, est d’autant plus malheureux que le casting est très bon et tous les acteurs jouent relativement très bien. Lily James que l’on découvrait dans la version « live » de Cendrillon (2015), est ici très loin de son rôle de princesse et endosse parfaitement son rôle de jeune femme bien élevée et à la fois guerrière redoutable lorsque les morts-vivants font leur apparition. Elle démontre même un charisme certain. Il y a aussi Sam Riley très habitué aux personnages ténébreux, qui porte à merveille son rôle de Mr. Darcy. Mais aussi Matt Smith (Dr. Who) très à son aise et parfait dans le rôle du révérend Collins. Ensuite vient Charles Dance (Tywin Lannister dans GoT) également très à sa place en Mr. Bennett. A noter également la présence de Lena Headey en Lady Catherine de Bourgh (Cercei Lannister dans GoT), dont la présence est effectivement sympathique mais malheureusement sous exploitée…

Au final et comme dit plus haut, Orgueil et Préjugés et Zombies est un film très sympathique et bourré de bonne idées, mais malheureusement, les idées aussi bonnes soient-elles ne suffisent pas quand elles sont sous-exploitées. C’est hélas assez dommages car les idées à la base du film étaient vraiment très bonnes et auraient pu nous offrir un film véritablement culte si le long-métrage avait eu le bonheur d’être mieux exploité et assumé jusqu’au bout. Même si le film est un divertissement de bonne facture, il reste un film anecdotique. A voir uniquement si vous êtes fan du concept de base ...

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Alice de l'autre côté du miroir (Alice in Wonderland 2: Through the Looking Glass)

856 
Fantastique USA 2016 110 min.
James Bobin Mia Wasikowsky, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Sacha Baron Cohen, Anne Hathaway, Rhys Ifans, Matt Lucas, Ed Speleers, Stephen Fry, Toby Jones, Alan Rickman, Michael Sheen, Timothy Spall, Paul Whitehouse, Barbara Windsor
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221904.html
Synopsis :

Après son retour de Chine, Alice reçoit la visite d'un mystérieux papillon bleu. Elle devine tout de suite qu'il s’agit d'Absolem. Lui faisant confiance, elle le suit a travers sa maison, et c'est grâce à lui qu'elle traverse un miroir. De l'autre coté, Absolem fait savoir à Alice que le Chapelier Fou, le grand ami de cette dernière, est en danger. Sans hésiter, Alice rejoint vite la demeure du Chapelier, qu'elle trouve mourant. D'après la Reine Blanche, Mirana, le seul moyen de le sauver est de remonter le temps. La mission d’Alice est donc de sauver le Chapelier en essayant de ne pas se faire attraper par le Temps, qui a collaboré avec la perfide Reine Rouge, Iracebeth, la sœur de Mirana.
Critique :

Je vais commencer cette critique directement sans vous faire passer par la phrase d'accroche que l'on met une demi heure à trouver et qui est censée être drôle, ou bien vous faire accrocher, ou bien vous faire détaler.
Ah et, je le répète au cas ou, mais cet avis n'est que mon avis, je n'ai pas la science infuse ou je ne sais quoi.

J'aime bien le premier Alice. Le film. Et je suis sérieuse. Il a certes, des défauts évidents, mais une bonne ambiance, est un bon divertissement et ça me suffit amplement.
Donc il était bien sûr normal d'attendre ce deuxième volet. En tout cas, les bandes annonces annonçaient un truc acidulé, un peu foufou, enfin, un bon petit Pays des Merveilles.
Héhéhé. Le pouvoir des bandes annonces.

J'ai envie de commencer par le visuel donc c'est ce que je vais faire.
C'est joli. Il y a une bonne maitrise des couleurs, ça n'attaque jamais les yeux, enfin c'est sympa.
Les décors le sont aussi. Je pense notamment à l'horloge géante, qui est foutrement bien foutue.
Les textures des CGI sont belles. Il y a du détail, les poils sont bien faits, enfin bref.
Mais les mouvements sont à vomir.
Je m'y attendais un peu suite aux trailers. Il y avait un truc qui clochait dans les mouvements du bestiaire. Et ça n'a pas rater.
Je ne sais même pas quoi en dire. J'ai halluciné au moment où l'on voit de près le Lièvre et Mali. C'est tellement... cgrmlgr. Et pas seulement pour les CGI, la plupart des choses en mouvement étaient pas géniaux à regarder.
Enfin je ne sais pas, dans le premier, les mouvements étaient lents, simples, réalistes ! Là non, il faut aller à 200 à l'heure.

Et d'ailleurs, ceci est une belle transition pour passer à la partie suivante.
J'ai attendu quasiment tout le film avant que celui-ci ne démarre.
Le film veut faire tellement qu'il va trop vite et qu'il n'y a aucun moyen de se plonger dedans.

On commence avec une scène à la Pirates des Caraïbes, puis on arrive à Londres, ils veulent acheter le bateau, pourquoi ?, non tais-toi, oh Absolem coucou, ah sympa le miroir, bonjour Humty, ah tu es une omelette, attention à la marche, Alice de retour, le Chapelier ne va pas bien, sa famille est peut être en vie, il faut aller voir le Temps par une horloge, pourquoi cette horloge-ci ? Chuuuut, bonjour le Temps...

Pause ! Attendez, on ne peut pas assimiler les ¾ des trucs qu'ils sont déjà terminés !
Et tout ça passe tellement vite que j'ai fini dans un brouillard ennuyant. J'ai donc attendu que le film ne passe, hein puisqu'on ne peut pas faire autrement...
Mais ce n'est même pas tout. Puisque le scénario souffre de tellement de facilités scénaristiques, de faux raccords et j'en passe, que je me demandais toutes les 5 minutes si le film faisait exprès de rendre tout ça loufoque pour que ça colle au Pays des Merveilles, alors que les choses sont bien trop organisées pour qu'elles en soient ainsi.
Et je ne parle pas des scènes d'actions inutiles ou des dialogues et paroles creux à tout bout de champs...

Le véritable moment où je suis rentré dans le film est sa fin. La course contre la montre (choisissez si cette phrase est un jeu de mot ou non) était assez sympa et très jolie.

Je ne dirai pas grand chose des personnages, ils sont trop peu développés ou trop développés justement. On sait déjà tout d'Alice depuis le premier film, mais on nous ressort les mêmes trucs, le Chapelier, bah c'est le Chapelier quoi, on aime, on aime pas... Par contre, c'est plutôt bien d'avoir supprimé le manichéisme.
Les acteurs font leur boulot, Mia Wasikowska s'est grandement améliorée.

Ah si, un truc : Wilkins, il était censé être drôle ? Faire rire ? J'ai un peu de mal à voir à quoi il servait vraiment.

Sinon niveau musique, rien à redire, c'est aussi bien que pour le 1er. Il y a de beaux morceaux dans le lot, et heureusement, parce que sinon j'aurai bien plus décroché.

En bref : c'est bordélique (comme cette critique), c'est joli mais il vaut mieux que ça reste fixe, et c'est sympa à écouter.
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Melancholia (Melancholia)

855 
Science-fiction ++ Autres 2011 130 min.
Lars von Trier Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Alexander Skarsgård, John Hurt, Kiefer Sutherland, Brady Corbet, Charlotte Rampling, Stellan Skarsgård
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=173873.html
Synopsis :

À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...
Critique :

C'est une histoire qui commence par la fin : la fin du monde. Cinq minutes d'ouverture, sur les notes déchirantes de Tristan et Isolde, pendant lesquelles Lars von Trier présente tous les motifs du récit avec une puissance symbolique rare. Ces cinq minutes renversantes lancent, en majesté, l'oeuvre la plus accomplie du cinéaste danois — mais qui a divisé la rédaction de Télérama. Flash-back en deux mouvements sur les derniers jours de l'humanité. Justine, une jolie blonde au sourire factice se marie. Quelque chose grince dans l'ordonnancement des festivités, et pour cause : la rumeur court que la planète Melancholia pourrait percuter la Terre ; et Justine souffre d'une dépression.

Après un règlement de comptes familial façon Festen, le deuxième acte bascule avec brio dans la science-fiction poétique. La vérité des êtres se dévoile à mesure que l'apocalypse approche. Et Lars von Trier délaisse sa misogynie pour signer deux admirables portraits de femme. Justine trouve enfin la paix dans le chaos ; sa soeur Claire (Charlotte Gainsbourg) ne peut se résoudre à disparaître, car elle a beaucoup à perdre : son fils. Le petit garçon observe le rapprochement de la planète Melancholia à travers un télescope bricolé avec un bâton et une tige de fer. Cette touche de simplicité dans une mise en scène au baroque grandiose est la plus belle trouvaille du film. — Samuel Douhaire
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The Door (The Other Side Of The Door)

853 
Horreur UK 2015 96 min.
Johannes Roberts Sarah Wayne Callies, Jeremy Sisto, Suchitra Pillai-Malik, Javier Botet, Sofia Rosinsky, Logan Creran
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=241343.html
Synopsis :

Une famille américaine mène une paisible existence en Inde jusqu'à ce qu'un accident tragique prenne la vie de leur jeune fils. La mère, inconsolable, apprend qu'un rituel antique peut lui permettre de lui faire un dernier adieu. Elle voyage alors jusqu'à un ancien temple, où se trouve une porte qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mais quand elle désobéit à l'avertissement sacré de ne jamais ouvrir cette porte, elle bouleverse alors l'équilibre entre les deux mondes.
Critique :

Well, je crois que tout est dit dans le titre de cette critique express:
Vous prenez la trame générale du terrible (et excellent) Pet Sematary (1989, Mary Lambert) adapté du roman éponyme de Stephen King et vous faites quelques menus arrangements:

-délocalisation du Maine vers l'Inde,
-transformez le vieux cimetière Indien (Natif Américain) en vieux temple Indien (Hindou),
-la mort du gamin renversé par un camion, par une noyade dans une voiture,
-le désespoir d'un père et son sentiment de culpabilité, par celui d'une mère,
-le Wendigo (esprit malfaisant Indien US, uniquement dans le livre) par une déesse Indienne (Inde) malfaisante appelée Myrtu,
-le meurtre de la mère par son garçonnet, par le meurtre du père par sa fillette
-et enfin le besoin irrépressible de revoir sa femme décédée en la faisant revenir d'entre les morts -dans les deux versions- ce qui donne au final un remake à peine déguisé du classique de l'horreur malsaine: Pet Sematary!

Avec la maestria, l'interprétation, l'écriture fine et la réal inspirée en moins.

Autant dire que ça sent le plagiat éhonté, assez dérangeant de la part d'Alexandre Aja producteur (pourtant habitué des remakes officiels). Curieux que personne n'est encore fait le rapprochement (à ma connaissance).

Le tout n'est pas d'enrober cette histoire déjà vu, avec le folklore "exotique" Hindou (sans compter quelques emprunts aux films d'horreurs asiatiques -la démarche saccadée de Myrtu, empruntée à The Grudge, les visages qui se déforment comme dans tous les films Orientaux...) pour tenter de donner un cachet "original" à ce film, qui est loin de l'être!

Regardable pour ceux ne connaissant pas ni le bouquin de King ni son excellente adaptation ciné, mais oubliable très rapidement...

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Transformers (Transformers)

847 
Science-fiction USA 2007 144 min.
Michael Bay Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, Rachael Taylor, Anthony Anderson, Jon Voight, John Turturro, Peter Cullen, Mark Ryan, Darius McCrary, Robert Foxworth, Jess Harnell, Hugo Weaving, Jim Wood, Reno Wilson
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60502.html
Synopsis :

Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels Decepticons. Son enjeu : la maîtrise de l'univers...Dans les premières années du 21ème siècle, le conflit s'étend à la Terre, et le jeune Sam Witwicky devient, à son insu, l'ultime espoir de l'humanité. Semblable à des milliers d'adolescents, Sam n'a connu que les soucis de son âge : le lycée, les amis, les voitures, les filles... Entraîné avec sa nouvelle copine, Mikaela, au coeur d'un mortel affrontement, il ne tardera pas à comprendre le sens de la devise de la famille Witwicky : "Sans sacrifice, point de victoire !"
Critique :

Des robots aliens débarquent sur la Terre pour la détruire. Ça ne vous rappelle rien ? Normal, le producteur exécutif du film est Steven Spielberg. C’est lui qui en a proposé la réalisation à Michael Bay, maestro du cinéma d’action carré, qui avait légèrement titillé les esprits avec sa précédente fable, The Island, où il s’aventurait sur un territoire orwellien rappelant certaines expériences de Spielberg. La marque de ce dernier est assez flagrante dans la première partie, où l’on retrouve la trivialité suburbaine de ses films de SF des années 70-80 – son époque optimiste, celle d’E.T. et de Rencontres du troisième type. Quant à la métamorphose en machine intelligente de la bagnole piège-à-filles du héros, elle lorgne plutôt vers Carpenter (Christine). Grâce à la fureur métallique et mécanique déployée ici – la destruction de bâtiments et d’armées par des robots godzillesques, les Transformers en question, inspirés par des petites voitures transformables de la marque Hasbro –, le spectacle est techniquement inouï. Conceptuellement, c’est une autre histoire. L’angoisse spielbergienne, inaugurée avec des thrillers automobiles comme Duel et Sugarland Express, est absente. Les monstres-machines ne préoccupent le fiston que parce qu’ils détruisent les plates-bandes du papa. La guerre des mondes n’aura pas lieu. De gentils robots veillent au grain : les bariolés Autobots, qui laminent les ternes et méchants Decepticons (sic !). Et malgré une scène d’ouverture alléchante sur l’irruption de la terreur Decepticon dans un camp militaire américain du Qatar, il n’y aura guère de références pointues à la politique américaine. On passera illico en territoire teenager. On est par ailleurs frappé par le fait que, malgré les batailles démentes qui mettent aux prises humains et robots, on ne voit pas un seul cadavre (sauf erreur). Sans doute considère-t-on que la destruction de machines dotées de silhouettes et de voix humanoïdes suffit comme exutoire à la pulsion de mort tapie dans le moi profond du spectateur. Mais le Michael Bay nouvelle formule reste supérieur à l’ancien, car il témoigne d’une disparité thématique inconnue dans sa première période (Pearl Harbor, Armageddon, etc.). Evidemment, pour que ça soit dantesque, il aurait fallu… Joe Dante. Mais il y a belle lurette que Spielberg (producteur de Gremlins) ne croit plus en ce trublion malpoli. Le magnat hollywoodien est plus bluffé aujourd’hui par la maestria de Bay, qui gère à merveille effets spéciaux complexes et comédiens se démenant devant des fonds verts où seront incrustés les monstres virtuels. Transformers est une jolie fantasmagorie mécanique, un Versailles industriel, une usine à gaz qui groove. Mais c’est un peu tout.
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Grimsby - Agent trop spécial (The Brothers Grimsby)

846 
Comédie USA 2016 84 min.
Louis Leterrier Sacha Baron Cohen, Mark Strong, Isla Fisher, Rebel Wilson, Gabourey Sidibe, Penélope Cruz, Annabelle Wallis, Ian McShane
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=211078.html
Synopsis :

Nobby Butcher n’a pas de boulot, mais cela ne l’empêche pas d’être heureux. Il a tout ce dont il peut rêver dans la vie : le foot, une petite amie géniale… et neuf gamins. Pour que son bonheur soit complet, il ne lui manque que son petit frère, Sebastian, dont il a été séparé quand ils étaient enfants. Après trente ans de recherches, Nobby retrouve finalement la trace de Sebastian à Londres. Il ignore que celui-ci est devenu le meilleur agent du MI6… Leurs retrouvailles tournent à la catastrophe, et voilà les deux frères en cavale. C’est alors qu’ils découvrent un complot visant à détruire le monde… Pour sauver l’humanité – et son frère – Nobby va devoir se lancer dans sa plus grande aventure. Pourra-t-il passer de l’état de bouffon niais à celui d’agent secret ultrasophistiqué sans faire trop de dégâts ?
Critique :

Questions de cours : au mitan du film, dans quelle partie anatomique d'une femelle éléphant nos deux héros poursuivis en Afrique par des tueurs décident-ils de se réfugier ? Et quel organe de l'éléphant mâle a vocation à combler cette cavité, rendant tout à coup l'espace très confiné ? Bien sûr, vous avez réussi l'examen, et c'est ce qui fait le charme de Grimsby, agent trop spécial : se douter jusqu'où Sacha Baron Cohen pourrait aller dans le trash, le mauvais goût, le « comique des fluides ». Puis constater qu'il y va bel et bien, et plus loin encore.

On sait gré au créateur de Borat d'avoir abandonné les films-concepts (comme Brüno, sur la mode) et de revenir avec une modeste comédie d'espionnage, plus dans la veine d'Austin Powers (2 et 3) que de Kingsman. Il y joue un prolo bas du front, hooligan et chômeur, vivant à Grimsby, ville du nord de l'Angleterre, qui retrouve enfin son petit frère, devenu espion (Mark Strong, vu dans La Taupe, justement). On se fiche de la vague intrigue et du monde à sauver : ce qui compte, c'est l'orgie colossale de quiproquos insensés et de gags politiquement incorrects, comme ces faux Donald Trump et Harry Potter accidentellement atteints par le virus du sida... Bien sûr, on peut trouver tout cela choquant. Mais le fait est qu'on rit à gorge déployée devant cet acharnement à transgresser, régressif et libérateur. — Aurélien Ferenczi

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Livre de la jungle (le) (The Jungle Book)

843 
Aventure USA 2016 106 min.
Jon Favreau Neel Sethi, Ben Kingsley, Bill Murray, Idris Elba, Scarlett Johansson, Christopher Walken, Lupita Nyong'o, Giancarlo Esposito, Emjay Anthony, Lambert Wilson, Leïla Bekhti, Eddy Mitchell, Cécile de France
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222692.html
Synopsis :

Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.
Critique :


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Witch (The Witch)

842 
Horreur USA 2015 90 min.
Robert Eggers Anya Taylor Joy, Ralph Ineson, Kate Dickie, Harvey Scrimshaw, Ellie Grainger, Lucas Dawson, Bathsheba Garnett, Sarah Stephens
http://www.avoir-alire.com/the-witch-la-critique-du-film
Synopsis :

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation,menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…
Critique :

C’est précédé d’un buzz conséquent que The Witch débarquait au sein de la 23ème édition du festival de Gérardmer. Très remarqué outre-Atlantique, que ce soit du côté des festivals de Sundance (Prix du meilleur réalisateur dans la catégorie U.S. Dramatic) ou de Toronto, le premier film signé Robert Eggers se profilait en concurrent sérieux à l’obtention d’une récompense de prestige dans les Vosges. À l’arrivée, seul le jury SyFy aura été conquis. Un prix mineur certes, mais un prix tout de même pour ce qui restera l’une des principales attractions de ce cru 2016. Avec The Witch, Eggers en appelle à l’imagination et aux peurs les plus enfuies du spectateur. Si le cinéaste avait choisi d’échafauder son film à partir d’une citation, alors celle de l’écrivain Howard Phillips Lovecraft clamant : « l’émotion la plus ancienne et la plus puissante que connaisse l’humanité est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus terrible qui soit, c’est celle de l’inconnu » s’y prêterait à merveille. La notion d’inconnu renfermerait dans ce cas précis cette forêt mystérieuse et impénétrable, véritable personnage à part entière du long métrage, voir à travers un tout autre niveau de lecture, l’inconnu rattaché au mal originel dans sa forme la plus pure. Le film va nous entraîner de plein fouet au cœur d’une terreur paranoïaque versant subtilement dans le surnaturel.
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